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Trump et l’emploi, déjà un succès?

Jack Ma, le patron d'Alibaba, a promis la création d'un million d'emplois aux États-Unis.

Jack Ma, le patron d'Alibaba, a promis la création d'un million d'emplois aux États-Unis. - Drew Angerer - AFP

Celui qui deviendra ce vendredi le 45ème président des États-Unis a déjà fait plier un certain nombre d’entreprises, qui ont multiplié les annonces spectaculaires.

"Je serai le plus grand créateur d’emploi que Dieu ait jamais créé". C’est avec un sens de la mesure qui lui est propre que Donald Trump, lors de sa première conférence de presse, a dévoilé ses ambitions en matière de lutte contre le chômage.

Il faut dire que le président élu, qui sera investi ce vendredi, peut d’ores et déjà s’appuyer sur plusieurs succès dans ce domaine - même s’il ne s’agit à ce stade que d’annonces.

Alibaba promet un million d'emplois

La plus impressionnante était venue, le 6 décembre dernier, du patron de Softbank. Devant la Trump Tower, Masayoshi Son avait ainsi fait publiquement la promesse d’investir 50 milliards de dollars aux États-Unis, et d’y créer 50.000 emplois en quatre ans. Et ce même si cette décision n’a rien de philanthropique, Softbank ayant tout intérêt à obtenir les faveurs de l’administration américaine dans son projet de fusion entre les opérateurs locaux Sprint et T-Mobile.

Un peu plus d’un mois plus tard, c’était au tour de Jack Ma, le patron d’Alibaba, d’annoncer la création… d’un million de postes en cinq ans. Une promesse difficilement réalisable, mais qui a au moins eu le mérite d'attirer la bienveillance du futur président.

Les constructeurs automobiles veulent plaire au président

L’"effet Trump" a également touché l’industrie automobile. Quelques jours après avoir subi les foudres du futur président, Ford a ainsi renoncé à la création d’une nouvelle usine au Mexique. Et a décidé d’investir quelque 700 millions de dollars dans le Michigan.

Le constructeur a été suivi de près par Fiat-Chrysler, et sa promesse de mettre un milliard de dollars sur la table avec 2.000 emplois à la clé.

Mardi 17 janvier, General Motors a suivi le mouvement, annonçant un milliard de dollars d’investissement et 5.000 emplois à venir.

La Silicon Valley n'est plus vraiment anti-Trump

Dans la même journée, le géant de la distribution Walmart a promis la création de 10.000 emplois en 2017, et 7 milliards de dollars d'investissements. Et le groupe pharmaceutique Bayer a indiqué qu’il allait embaucher 3.000 personnes, selon un porte-parole de Donald Trump.

Preuve que le dégel des relations avec la Silicon Valley a été amorcé, Amazon avait quelques jours auparavant annoncé la création de 100.000 emplois en 18 mois. Et Apple celle d’une usine en Arizona.

S’il est difficile de savoir si ces annonces spectaculaires auraient été faites en cas d’élection d’Hillary Clinton, et si leurs effets seront visibles à long terme, il est incontestable que Donald Trump en est pour l‘instant le principal bénéficiaire. Et celui qui deviendra officiellement ce vendredi le 45ème président des États-Unis ne devrait pas se priver de le rappeler à ses détracteurs.

Yann Duvert