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Sanctions américaines contre la Russie: Sberbank et Gazprom visés

Gazprom est en première ligne dans les sanctions prononcées ce vendredi par Washington

Gazprom est en première ligne dans les sanctions prononcées ce vendredi par Washington - Yuri Kadobnov - AFP

Les Etats-Unis ont annoncé, ce vendredi 12 septembre, un nouveau train de mesures frappant l'économie russe, notamment les secteurs énergétiques et financiers.

Vladimir Poutine a beau affirmé que les sanctions sont "peu efficaces", cela n'a pas empêché Washington d'élargir et renforcer son éventail de sanctions économiques contre la Russie.

Les Etats-Unis ont ainsi annoncé, ce vendredi 12 septembre, de nouvelles mesures. "L'isolement diplomatique et économique de la Russie continuera tant que ses actes ne se conformeront pas à ses discours", a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew.

Dans le détail, la principale banque de Russie, Sberbank, a été ajoutée à la liste noire des Etats-Unis et sera privée de financements américains à long terme.

Cette banque abrite environ un quart des actifs financiers du pays, selon le communiqué du Trésor. Les six banques russes (Gazprombank, Bank of Moscow...) déjà ciblées en juillet voient, elles, leur régime durci: elles ne pourront plus bénéficier de financements américains dont la maturité excède 30 jours, contre 90 jours jusqu'à présent.

Lukoil et Rosneft sanctionnés

Annoncé au lendemain de sanctions européennes, ce nouveau paquet de mesures s'attaque également au secteur énergétique russe en tentant de freiner notamment l'exploitation par le pays des réserves de pétrole en Arctique.

Les Etats-Unis interdisent désormais la vente à cinq sociétés russes - dont les géants Gazprom, Lukoil et Rosneft - de biens, de services et de technologies destinées à des forages dans cette région stratégique.

Les entreprises américaines ont jusqu'à la fin septembre pour mettre un terme à des transactions existantes avec l'une des ces sociétés, précise le Trésor. Transneft et Gazprom Neft se voient par ailleurs privées de financement à long terme (au-delà de 90 jours) provenant d'institutions financières américaines.

Alors que des craintes se sont fait jour sur l'approvisionnement en gaz de l'Europe, le Trésor américain prend soin de préciser que ses sanctions "n'empêchent pas les entreprises russes de vendre du pétrole et du gaz à d'autres pays" et qu'elles visent simplement à freiner le développement des projets à long terme.

Aux termes de ces nouvelles sanctions, annoncées jeudi par le président américain, Barack Obama, Washington a également bloqué les avoirs détenus aux Etats-Unis par cinq entreprises publiques russes actives dans le secteur de l'armement. Le conglomérat Rostec, présent dans le secteur de la défense, se voit, lui, simplement privé de financements américains à long terme, selon le Trésor.

J.M. avec AFP