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Quand le président de la Fed rappelle que l'argent ne fait pas le bonheur

Ben Bernanke a également expliqué aux étudiants que l'amour ne doit pas être uniquement dicté que par l'attirance sexuelle.

Ben Bernanke a également expliqué aux étudiants que l'amour ne doit pas être uniquement dicté que par l'attirance sexuelle. - -

Ben Bernanke a prononcé devant les étudiants de l'université de Princeton un discours pour le moins inhabituel pour lui, dimanche 2 juin : il a insisté sur l'importance du bonheur avant la réussite financière.

Aux Etats-Unis, Ben Bernanke le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) a prononcé un discours remarqué, devant un parterre de nouveaux diplômés de l'Université de Princeton.

Principal conseil de Ben Bernanke aux étudiants de Princeton : soyez heureux, il n'y a pas que l'argent qui compte dans la vie. Mouvements divers dans l'assemblée. "Evidemment si je vous dis que l'argent n'a aucune valeur vous ne me croirez pas", a-t-il déclaré.

Rires sur les bancs. "Mais l'argent doit être un moyen et ne doit pas être une fin en soi" a enchaîné le président de la Réserve fédérale."Soyez heureux, si vous n'êtes pas heureux même la plus belle des réussites ne vous apportera aucune satisfaction", a-t-il poursuivi.

"N'ayez pas peur de l'échec. Personne n'aime l'échec, mais l'échec fait partie de l'apprentissage. Si votre maillot n'est pas un peu sale c'est que vous n'étiez pas dans le match".

Conseil sur la vie sentimentale

Les étudiants n'en croient pas leurs oreilles quand Ben Bernanke, l'ancien professeur de Princeton, va jusqu'à leur donner des conseils sur leur vie sentimentale : "la beauté et l'attirance sexuelle ne sont pas tout. Moi qui suis marié depuis 35 ans je vous dis que le choix du partenaire est le plus important de la vie". Madame Bernanke appréciera.

Enfin une seule allusion à ses fonctions. "Notre métier à nous économistes consiste à avoir beaucoup d'assurance pour expliquer aux politiciens pourquoi ils se sont trompés dans le passé tout en étant incapables de les aider à prévoir l'avenir".

Jean-Bernard Cadier et correspondant à New York