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Présidentielle américaine : Mitt Romney, une personnalité difficile à saisir

Mitt Romney doit absolument profiter de cette semaine de convention pour dire enfin qui il est et ce qu'il veut

Mitt Romney doit absolument profiter de cette semaine de convention pour dire enfin qui il est et ce qu'il veut - -

A cause d’une tempête tropicale, le coup d'envoi de la convention républicaine est repoussé mardi 28 août. Un contretemps qui n’empêchera pas l’investiture de Mitt Romey comme candidat officiel à la présidentielle. L’occasion de se pencher sur la personnalité de ce candidat, mal connu.

En raison de la tempête tropicale Isaac qui menace la Floride, l'ouverture de la convention républicaine est repoussée du lundi 27 août au mardi 28 août. Mais le programme reste le même : il s’ agit de désigner officiellement l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, comme le candidat à l'élection présidentielle du 6 novembre. Il prononcera un discours dans lequel il annoncera accepter cette investissure comme prévu, jeudi soir.

Cette convention est aussi l’occasion de s’attarder sur la personnalité de Mitt Romney, qui est décidément difficile à saisir. Au plan personnel, il a la tête de l'emploi mais c'est un robot. Personne ne sait ce qu'il pense ou ce qu'il ressent.

Au plan politique et en matière économique il ne dévoile pas grand-chose non plus. A part répéter qu'il vient du secteur privé, qu'il a réussi dans le capital risque et dans les jeux olympiques de Salt Lake City...

Son colistier Paul Ryan s'est montré plus clair sur son programme

Pendant les primaires, il a été obligé de chasser très à droite sur les questions de société. Va-t-il ou non se recentrer d'ici le 6 novembre ? De ce point de vue là son colistier, Paul Ryan, candidat à la vice présidence, est beaucoup plus clair. C'est un croisé de la réduction des déficits, des baisses d'impôts et de la privatisation au moins partielle des programmes sociaux.

Mitt Romney doit absolument profiter de cette semaine de convention pour dire enfin qui il est et ce qu'il veut. C'est sa dernière chance de rattraper son retard sur Barack Obama.

Jean Bernard Cadier et BFM Business