BFM Business

PPR se sépare de la Fnac par une introduction en Bourse

La séparation de PPR d'avec la Fnac et son introduction en bourse ont été officialisées ce mardi

La séparation de PPR d'avec la Fnac et son introduction en bourse ont été officialisées ce mardi - -

A l’occasion de comités centraux d’entreprises qui se tenaient ce 9 octobre à la Fnac, PPR a présenté aux syndicats un projet de scission suivi d'une mise en Bourse. Des projets qui confirment les rumeurs relayées par la presse ces derniers jours.

Les prévisions de la presse se sont confirmées ce 9 octobre. Le groupe de luxe et de distribution de François-Henri Pinault va bien se séparer de la Fnac en l'introduisant en Bourse. L’annonce a été formulée par la direction du distributeur de biens culturels et technologiques lors de comités centraux d'entreprises extraordinaires.

La scission ou "spin-off", en langage financier, va permettre à PPR de se séparer de la Fnac en attribuant à ses actionnaires des actions de sa filiale qui seront cotées en Bourse indépendamment du groupe. L'introduction en Bourse permettra à PPR de faire entrer d’autres actionnaire au capital de sa filiale, et d’en sortir lui-même.

Les syndicats craignent des fermetures de sites

Un scénario que redoutaient les syndicats. Ils craignaient en effet que le passage de la Fnac dans d’autres mains que celles de PPR n’occasionne la fermeture de certains sites jugés peu rentables sur les 163 que compte l’enseigne, et donc des licenciements parmi les 12 000 salariés français.

Confronté à une baisse du chiffre d'affaire de 3,2% en 2011, le PDG de la Fnac avait pris le taureau par les cornes. Alexandre Bompard a annoncé au début de l'année un plan d'économies de 80 millions d'euros accompagné d'un plan de suppression de 500 postes dans le monde, dont 310 en France dans les services administratifs via un plan de départs volontaires. 

Une initiative qui a certes commencé à porter ses fruits -les ventes du groupe ont moins reculé que celles du marché- mais pas suffisament. Aujourd'hui, la rentabilité de l'enseigne dépasse à peine les 1,5%.

Une cession des activités de distribution de PPR était attendue de longue date. Le groupe dirigé par François-Henri Pinault a opéré en effet depuis plusieurs années un désengagement progressif de ce secteur pour se recentrer sur le luxe et le sport/lifestyle, activités bien plus rentables.

Dans ce cadre, il a déjà cédé les grands magasins Printemps en 2006, puis la société d'ameublement Conforama en 2011, et cet été CFAO, spécialiste de la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique et Outre-Mer. Selon les rumeurs, PPR aurait bien reçu une offre d'un fonds d'investissement pour la Fnac. Le groupe l'aurait refusé en raison de sa faiblesse.

BFMbusiness.com et AFP