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Panama papers: le fonds de DSK a créé 31 sociétés offshore

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- - François Lo Presti - AFP

"Une filiale du fonds LSK au Luxembourg a ouvert, depuis 2007, plusieurs dizaines d'entreprises dans des paradis fiscaux destinées à servir comme sociétés écrans pour ouvrir des comptes en Suisse, au Luxembourg ou à Hong Kong."

C'est désormais au tour de Dominique Strauss-Kahn de voir son nom cité dans les Panama papers. L'ancien directeur général du FMI est en effet éclaboussé par ce vaste scandale via le fonds LSK, qu'il a dirigé d'octobre 2013 jusqu'à novembre 2014, lorsque la société a été placée en faillite à la suite du suicide de son fondateur et dirigeant Thierry Leyne.

Selon de nouvelles révélations du Monde ce mercredi 6 avril, LSK a créé 31 sociétés offshore via une filiale baptisée Assya Asset Management Luxembourg (AAML). Elles figurent dans les documents du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, à l'origine des Panama papers

Ces entreprises ont été ouvertes pour le compte de clients aux profils divers. Le Monde cite "de riches particuliers français, des producteurs audiovisuels asiatiques, un important groupe d’aménagement parisien qui se développe en Asie".

DSK pas au courant

La majorité de ces entreprises offshores ont permis d'ouvrir des comptes en banque domiciliés en Suisse, au Luxembourg, Panama ou à Hong Kong, de sorte à "dissimuler l'identité réelle des bénéficiaires des fonds", précise Le Monde.

Il convient toutefois bien de préciser que LSK avait débuté cette pratique bien avant l'arrivée de Dominique Strauss Kahn, dès 2007.

Interrogé par Le Monde, l'entourage de l'ancien directeur général du FMI rappelle "qu'il n’était pas impliqué dans la gestion quotidienne du fonds, et encore moins dans les activités de gestion de fortune" et assure qu'"il n’était pas au courant de cette activité de domiciliation offshore de LSK et ne connaît pas Fabien Zuili", l'un des anciens dirigeants de LSK, qui aurait été à la manœuvre de ce business offshore.

J.M.