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Obama table sur une réduction du déficit

Barack Obama table sur un déficit de 3,7% du PIB en 2014 et 3,1% en 2015.

Barack Obama table sur un déficit de 3,7% du PIB en 2014 et 3,1% en 2015. - -

Barack Obama a dévoilé, ce mardi 4 mars, son projet de budget 2015. Il table sur une réduction du déficit et un redémarrage de la croissance.

La réduction du déficit devrait continuer aux Etats-Unis. La Maison Blanche table sur cette évolution, selon le projet de budget 2015 du président Barack Obama publié ce mardi 4 mars.

Selon ces projections, le déficit des Etats-Unis, qui était tombé à 4,1% du produit intérieur brut en 2013 au plus bas depuis la crise financière de 2008 sur fond de cure d'austérité, va encore reculer à 3,7% du PIB en 2014 et 3,1% en 2015.

Le redémarrage espéré de la croissance devrait aider à contenir les dépenses: la Maison Blanche prévoit une croissance de l'économie de 3,1% en 2014 et de 3,4% en 2015. Selon les chiffres officiels du département du Commerce, l'économie des Etats-Unis n'a progressé que de 1,9% en 2013. Ces chiffres de prévision de croissance de l'administration Obama sont en ligne avec les projections du Bureau du budget du Congrès (CBO).

L'inflation devrait quant à elle passer de 1,6% en 2014 à 2% en 2015. Le taux de chômage, évalué à 6,9% en 2014, devait tomber à 6,4% en 2015.

3.812 milliards de dollars de dépenses

Ce budget présidentiel pour l'année fiscale 2015 commençant le 1er octobre s'apparente plus à une déclaration politique qu'un document de travail, car il n'a aucune chance d'être adopté en l'état. Aux Etats-Unis c'est le Congrès qui contrôle le processus budgétaire, et les adversaires républicains de Barack Obama dominent la Chambre des représentants.

En outre, le plafond général des dépenses a déjà été voté par le Congrès en décembre.

Le document présenté mardi présente donc une répartition ministère par ministère des dépenses fédérales, selon les priorités et réformes proposées par l'exécutif.

Il prévoit des dépenses totales de 3.812 milliards de dollars dont un tiers (1.150 milliards) de dépenses discrétionnaires, le reste étant constitué des programmes de retraites et d'assurance maladie des plus âgés et des plus pauvres.

D. L. avec AFP