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Mur fiscal américain : un compromis républicain-démocrate plausible

Pour Barack Obama, la nouvelle dynamique de sa réélection créé un climat propice à l'obtention d'un compromis avec les républicains

Pour Barack Obama, la nouvelle dynamique de sa réélection créé un climat propice à l'obtention d'un compromis avec les républicains - -

Les discussions sont en cours en Washington pour éviter le mur fiscal du 1er janvier. Barack Obama recevait ce 16 novembre à la Maison Blanche les responsables du Congrès pour tenter de sortir de l'impasse budgétaire.

Barack Obama, démocrates et républicains du Congrès ont entamé ce vendredi les discussions sur la fiscalité et le budget. Objectif : éviter une rechute de l'économie américaine dans la récession. Le président a prévenu que des "compromis difficiles" seraient nécessaires pour résoudre l'impasse budgétaire des Etats-Unis d'ici à la fin de l'année.

Les deux camps campent pour l'instant sur leurs positions : les démocrates prônent un relèvement des impôts des plus riches tandis que les Républicains refusent d'augmenter la pression fiscale.

En cas de paralysie, les coupes budgétaires automatiques en janvier, s'élèveraient à 600 milliards de dollars. Mais un consensus pourrait bien apparaître avant.

Des marques d'attention entre démocrates et républicains

En tout cas, la tonalité des discussions a, semble-t-il, été excellente. A la sortie de la réunion, John Boehner président républicain de la chambre des représentants, a indiqué avoir "bon espoir que nous parvenions à éviter cette falaise fiscale".

Sur le fond, rien n’a filtré sur ce qui s’est dit. Mais pour ce genre de première réunion, la forme compte au moins autant que le fonds, avec des petits gestes d’attention. Barack Obama a ainsi souhaité un bon anniversaire à John Boehner d’une tape sur l’épaule !

Par ailleurs, les lignes paraissent bouger sur la question des recettes fiscales. Les républicains ne seraient plus farouchement opposés à leur augmentation. Obama de son côté, ne serait plus braqué sur le taux supérieur de l’impôt sur les plus riches, de 39,6% pour ceux qui gagnent plus de 250 000 dollars par an, comme le préconisait Bill Clinton.

Il reste 45 jours pour trouver un accord. On a déjà vu dans le passé des leaders républicains prêts au compromis, mais la base des députés faisaient plus de difficulté. Le président américain pense toutefois la dynamique a changé. Il fait valoir qu’il a été réélu sur un programme clair qui annonçait qu’il ferait payer les plus riches. C’est ce qu’il veut obtenir à l’issue de ces négociations.

Jean-Bernard Cadier en direct de New York