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Manuel Valls défend les réformes françaises à Londres

Manuel Valls est à Londres ce 6 octobre pour défendre la politique de réformes menée par la France

Manuel Valls est à Londres ce 6 octobre pour défendre la politique de réformes menée par la France - Martin Bureau - AFP

Le Premier ministre va rencontrer des hommes d'affaires de la City, puis David Cameron, ce 6 octobre. Il s’agit de convaincre outre-Manche des efforts faits par la France pour renouer avec la compétitivité et de la nécessité de mener des politiques d’investissement.

Comme il l’a déjà fait il y a deux semaines à Berlin, Manuel Valls se rend ce lundi à Londres pour convaincre de la bonne volonté de la France à mener des réformes pour rétablir la compétitivité, la croissance et les comptes publics.

Le chef du gouvernement tentera de faire passer le message devant un parterre d’hommes d’affaires, au cœur de la City, puis devant son homologue britannique.

Manuel Valls entend aussi promouvoir "la nécessité d'une action concertée, à l'échelon européen, pour relancer la croissance et l'emploi à travers des politiques d'investissement dynamiques", a indiqué Matignon.

Mais la situation de Londres est bien différente de celle de Paris, notamment en terme de croissance. La croissance française devrait se limiter à 0,4% cette année, alors que dans le même temps, le PIB britannique devrait progresser de 2,7%. On l'appelle la success story de l'économie européenne. La Grande-Bretagne est l'un des pays dont le PIB s'était le plus contracté pendant la crise avec -6,7% entre 2008 et 2010. Le rebond est donc plus prononcé.

Des réformes menées par Cameron

Mais cette reprise tient aussi à plusieurs facteurs, à commencer par les mesures prises par le gouvernement Cameron. Tels que la baisse des dépenses publiques, des hausses d'impôts. Des efforts ont aussi été faits pour améliorer la compétitivité des entreprises en abaissant notamment le taux d'IS.

Ensuite l'action de la banque centrale britannique qui a réagi très vite dès le début de la crise, en faisant marcher la planche à billets, en initiant deux plans de relance de l'immobilier qui ont entraîné une hausse des prix et un effet richesse.

Résultat le chômage se situe en-dessous des 7%. Mais le succès est à relativiser. Pour beaucoup l'ajustement s'est fait par les salaires qui ont baissé de 10%. Un quart des travailleurs sont par ailleurs aujourd'hui à temps partiel. Bref cette reprise, portée en grande partie par l'immobilier, a surtout été londonienne.

G.Paul avec BFMbusiness.com