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Les jeunes pousses américaines peinent à se financer

Les jeunes pousses américaines peinent à se financer

Les jeunes pousses américaines peinent à se financer - (Photo d'illustration) Mladen- Antony- AFP

Plus des deux-tiers des jeunes pousses américaines ont des problèmes de trésorerie et voient leurs demandes de prêts rejetées ou non satisfaites dans leur totalité dans une proportion plus importante que les petites entreprises existant depuis plus de cinq ans.

Les jeunes pousses américaines, considérées comme essentielles pour créer de emplois, ont de la peine à se financer pour se développer, selon une étude publiée ce mardi.

Elles sont notamment en gros désavantage par rapport aux entreprises plus anciennes, indique l'antenne de New York de la banque fédérale américaine. Définies comme existant depuis moins de cinq ans, ces jeunes entreprises sont "potentiellement plus exposées à un risque de crédit plus élevé" même si les banques commencent à relâcher les rênes du crédit après la crise financière de 2008-2009.

"Ces conclusions sont très importantes pour l'économie car les jeunes pousses comptent pour 34% des employés des entreprises américaines, pour pratiquement l'ensemble des créations nettes d'emplois et pour environ 20% des créations d'emplois brutes", indique la Fed de New York en s'appuyant sur des données issues d'études séparées. "Elles jouent également un rôle prédominant dans l'innovation et la productivité", ajoute-t-on de même source.

Plus des deux-tiers d'entre-elles ont toutefois des problèmes de trésorerie et voient leurs demandes de prêts rejetées ou non satisfaites dans leur totalité dans une proportion plus importante que les petites entreprises existant depuis plus de cinq ans. Pourtant, l'accès aux sources de crédit est essentiel pour ces jeunes pousses et souvent déterminant pour leur avenir, a souligné Claire Kramer Mills, une responsable de la Fed.

Les jeunes pousses peinent davantage à créer des emplois

Les jeunes pousses sont également deux fois plus susceptibles que les entreprises plus anciennes de créer des emplois et faire augmenter leur chiffre d'affaires (43% contree 22%), selon l'étude. Celle-ci a été conduite en 2016 auprès de 10.000 petites entreprises dont 2.100 jeunes pousses créées après la crise financière. Parmi ces dernières, 69% faisaient face à des problèmes de trésorerie contre 54% pour les premières.

La plupart des jeunes entreprises dépendent aussi des emprunts sur carte de crédit plus que des prêts bancaires traditionnels malgré leur coût plus élevé et leurs montants moindres. Elles s'adressent également davantage à des prêteurs en ligne (39%) que leurs concurrentes plus anciennes (11%).

P.L avec AFP