BFM Business

Les deux Corée vont refaire du business ensemble

La zone industrielle de Kaesong sert de thermomètre des relations entre Corée du Nord et Corée du Sud.

La zone industrielle de Kaesong sert de thermomètre des relations entre Corée du Nord et Corée du Sud. - -

Fermée après des tensions diplomatiques, la zone industrielle de Kaesong pourrait rouvrir, selon le gouvernement nord-coréen. Ce complexe est essentiel pour l’activité économique de Pyongyang, mais aussi pour les industriels sud-coréens.

Kaesong, c’est un petit peu le symbole des relations entre la Corée du Nord et celle du Sud. La zone industrielle, située en territoire de Corée du Nord, à dix kilomètres de la frontière, était exploitée conjointement par les deux voisins. Jusqu’à sa fermeture, mi-avril, en pleine crise diplomatique.

Mais ce mercredi 7 août, une réouverture de la zone industrielle est possible. L’agence de presse nord-coréenne KCNA a indiqué que la Corée du Nord avait offert au Sud une série de garanties pour une reprise de l’activité sur le site.

50.000 travailleurs et 123 entreprises

Construite en 2002, en zone démilitarisée, la zone industrielle de Kaesong comptait 123 industries sud-coréennes, et employait plus de 50.000 travailleurs nord-coréens. Depuis sa fermeture, les entreprises sud-coréennes ont perdu plus d’un milliard de dollars en quatre mois.

Cette zone est stratégique tant pour la Corée du Nord, à qui elle assure une rentrée de devises étrangères et un développement économique, que pour la Corée du Sud, qui y dispose d’une main d’œuvre à bas coûts.

Une indemnité de 188 millions d'euros

Selon le Comité pour la réunification pacifique de la Corée, une agence nord-coréenne, les entreprises de la Corée du Sud disposeront à nouveau d’un accès complet à la zone de Kaesong. Pyongyang garantira également la sécurité des employés sud et nord-coréens.

Ce mercredi matin, plusieurs industriels de Corée du Sud manifestaient sur le site pour une reprise de l’activité au plus vite. De son côté, Séoul a annoncé le versement de 250 millions de dollars d’indemnités, soit 188 millions d’euros, aux entreprises sud-coréennes.

Le versement des indemnités doit débuter ce jeudi, et laisse à penser que le gouvernement sud-coréen, lui, ne croit plus vraiment en la réouverture du complexe. Séoul a toutefois réagi à cette annonce en acceptant une rencontre le 14 août prochain sur ce thème.

A.D. avec AFP