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Les cadres français très attirés par l'expatriation

94% des cadres français sont prêts à s'expatrier pour le travail.

94% des cadres français sont prêts à s'expatrier pour le travail. - Ramzi Haidar - AFP

En Europe, les cadres français et néerlandais sont les plus enclins à s'expatrier. Et parmi les destinations, ce sont les pays anglo-saxons qui sont en tête.

Le marché du travail anglo-saxon attire. L'expatriation tente de plus en plus les cadres à la recherche d'un (nouvel) emploi, français et néerlandais en tête, attirés par ce marché du travail, à en croire une étude internationale publiée ce 6 octobre.

Partir tenter sa chance à l'étranger représente une opportunité que "presque 64%" des cadres se disent prêts à saisir, selon le Boston Consulting Group (BCG), qui publie un rapport sur leurs attentes et leur rapport à la mobilité. "La globalisation est rentrée dans les moeurs des talents, ces personnes au fort potentiel que nous avons interrogées", explique à l'AFP Jean-Michel Caye, directeur associé de BCG à Paris.

En Europe, les Français "montrent la mobilité la plus élevée", à égalité avec les Néerlandais, selon le BCG: 94% d'entre eux se déclarent prêts à s'expatrier pour le travail, ou ont déjà franchi le pas.

Les Allemands et Russes peu tentés par l'expatriation

A l'inverse, moins de la moitié des Allemands, des Russes, des Anglais et des Américains sont tentés par l'aventure, pour des raisons diverses. En Allemagne, explique l'étude, "les jeunes sont beaucoup plus conservateurs à l'idée de travailler à l'étranger", ce qui s'explique probablement par le fait que "le pays possède le taux de chômage le plus bas en Europe pour les moins de 25 ans".

Les pays anglo-saxons dominent outrageusement le classement des destinations les plus attirantes, avec un "tiercé gagnant" composé des Etats-Unis (42%), de la Grande-Bretagne (37%) et du Canada (35%).

La France (29%) se situe tout de même dans le "deuxième cercle", aux côtés de l'Allemagne (33%) et de la Suisse (29%), note Jean-Michel Caye. "Les Français sont entrés à plein dans la globalisation, retient-il. On n'a pas gagné la guerre des talents, mais on ne l'a pas perdue". Autre motif de satisfaction pour la France, sa capitale attire toujours autant. A la question "Dans quelles villes envisageriez-vous de travailler à l'étranger?", les répondants placent Paris sur le podium avec 8,9% des suffrages, derrière Londres (16%) et New York (12,2%).

D. L. avec AFP