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Le yodle et la gestion d'avalanche bientôt au patrimoine de l'Unesco

La saison d'alpage est l'une des traditions qui sera proposée à l'Unesco.

La saison d'alpage est l'une des traditions qui sera proposée à l'Unesco. - Fabrice Coffrini - AFP

La Suisse va proposer, dès 2015, 8 traditions qu'elle veut faire inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco. Son but: protéger sa culture.

Qu'est-ce que le yodle, la saison d'alpage, ou la gestion d'avalanche ont en commun? En effet, ce sont toutes des traditions helvétiques. Mais ce n'est pas tout! Ce sont également des savoir-faire que les Suisses veulent faire un inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le Conseil fédéral va soumettre ces coutumes les unes après les autres, dès 2015, à l'Unesco. Seule une candidature peut être présentée à chaque cycle d'inscription, en mars, au Comité du patrimoine immatériel.

La Suisse a ratifié en 2008 la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Et pour répondre aux exigences, le pays a établi un inventaire de ses traditions vivantes. Parmi cet inventaire, la Conseil fédéral a choisi de soumettre 8 savoir-faire: la gestion du risque d’avalanches, la mécanique horlogère, le design graphique et typographique suisse, la saison d’alpage, le yodel, les Processions de la Semaine Sainte à Mendrisio, la Fête des Vignerons à Vevey et le Carnaval de Bâle.

35 millions de fausses montres suisses

Le but de l'Unesco est de thématiser et protéger un patrimoine non-écrit, des pratiques communautaires et sociales. Ce patrimoine recense aussi bien des traditions vivantes comme les expressions orales, les arts du spectacle, des rituels et événements festifs, …

Et la Suisse, grâce à cette démarche, compte bien protéger sa culture, par exemple son horlogerie. Chaque année plus de 35 millions de fausses montres helvétiques sont produites dans le monde. Une perte d'environ 1 milliard de francs suisses (800 millions d'euros). Sachant que les marques suisses ne produisent que 29 millions de pièces par an, "il est plus facile de tomber sur une fausse montre suisse qu'une vraie", relève Jean-Daniel Pasche, président de la fédération de l'industrie horlogère suisse.

Diane Lacaze