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Le Parlement européen rejette "en l’état" l’accord sur le budget de l’Union européenne

Le Parlement européen de Strabourg

Le Parlement européen de Strabourg - -

A peine une heure après que les 27 dirigeants de l’Union européenne sont tombés d’accord sur un budget pluriannuel européen pour 2014-2020, les chefs des principaux partis du Parlement européen ont annoncé qu’ils refuseraient de le voter.

A peine conclu, tout de suite rejeté. Les chefs des quatre principaux groupes politiques du Parlement européen ont annoncé vendredi qu'ils refuseraient d'accepter "en l'état" le budget pluriannuel européen, tout juste finalisé par les 27 dirigeants européens.

Un budget que les dirigeants européens ont pourtant pris soin de défendre, à l'instar de François Hollande. Insuffisant estiment les parlementaires européens. Pour eux, ce budget "ne renforcera pas la compétitivité de l'économie européenne". "Au contraire, il ne fera que l'affaiblir. Ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens européens", ont estimé dans un communiqué commun Joseph Daul (PPE, conservateurs), Hannes Swoboda (socialistes), Guy Verhofstadt (Libéraux), Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit (Verts). "Nous regrettons que Herman Van Rompuy n'ait pas parlé, ni négocié avec nous au cours des derniers mois", ont-ils ajouté.

Exigence de véritables négociations

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se sont mis d'accord vendredi, à l'issue d'un sommet marathon, sur un budget d'austérité pour les sept prochaines années, en baisse pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne.

"C'est maintenant que les véritables négociations vont commencer, avec le Parlement européen", ont prévenu les parlementaires. "Nous maintiendrons les priorités que nous avons clairement indiquées à plusieurs reprises", ont-ils insisté.

Refus d'un budget d'austérité

Selon les chefs des quatre principaux groupes du Parlement européen, le budget adopté par les dirigeants des 27 va mener "à un déficit structurel". Ils ont souhaité une révision de ce budget d'ici deux ou trois ans en expliquant qu'ils ne pouvaient accepter "un budget d'austérité pour sept ans" et appelé à la mise en place de véritables nouvelles ressources propres pour le budget européen qui viendraient progressivement remplacer le système actuel fondé sur les contributions nationales.

Le Parlement européen se prononcera sur le budget lors de sa session plénière en juillet. Sans l'accord du Parlement, le budget ne pourra pas entrer en vigueur.

C. L. avec AFP