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Le Panama aimerait que la France le retire de sa liste des paradis fiscaux

La France a inscrit le Panama sur la liste des paradis fiscaux à la suite du scandale des Panama papers.

La France a inscrit le Panama sur la liste des paradis fiscaux à la suite du scandale des Panama papers. - Geralt - Pixabay

Le ministre panaméen de l'Économie et des Finances, Dulcidio De la Guardia, affirme travailler "main dans la main" avec son homologue français. "Il y a encore du chemin à faire", estime Michel Sapin.

Le Panama veut travailler "main dans la main" avec la France pour être retiré de sa liste des paradis fiscaux. C'est ce qu'a déclaré à Davos le ministre panaméen de l'Économie et des Finances, Dulcidio De la Guardia. "Nous avons un dialogue très complet avec le gouvernement français, le ministère de l'Économie (français) a publié un communiqué dans lequel il reconnait les progrès importants du Panama et nous continuerons à travailler la main dans la main avec eux" a indiqué Dulcidio De la Guardia dans un entretien à l'AFP.

La France exige que le pays d'Amérique centrale satisfasse à une série de critères afin de le retirer de la liste des paradis fiscaux où il a été inscrit à la suite du scandale des Panama papers. Des millions de documents venant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca et publiés en 2016 ont mis en lumière l'argent caché des dirigeants politiques, des sportifs, ou des personnalités du spectacle par le biais de sociétés offshore.

Éventuelles sanctions?

Dulcidio De La Guardia a refusé d'évoquer d'éventuelles sanctions prises à l'encontre d'entreprises françaises opérant au Panama en cas d'échec des négociations. "Le Panama est sur le bon chemin de notre point de vue", a réagi le ministre français des Finances Michel Sapin, interrogé à Davos sur les commentaires du ministre panaméen.

"Il y a encore du chemin à faire, concrètement dans la qualité des échanges d'information", a-t-il ajouté, espérant que la bonne volonté du Panama soit une réalité. Toutefois, début janvier la vice-présidente du Panama, Isabel de Saint Malo, a déclaré que le gouvernement du président Juan Carlos Varela prendrait avec "fermeté (...) les décisions appropriées".

D. L. avec AFP