BFM Business

Le chômage américain tombe à son plus bas niveau depuis l'élection de Barack Obama

Le chômage américain a connu une chute spectaculaire ce vendredi 5 octobre

Le chômage américain a connu une chute spectaculaire ce vendredi 5 octobre - -

Selon les chiffres publiés ce vendredi 5 octobre par le Département du Travail, 7,8% des Américains étaient au chômage en septembre, le plus bas niveau depuis janvier 2009. Une bonne nouvelle pour le président Obama, en pleine campagne.

Du pain béni pour Barack Obama. Alors que l’emploi est un enjeu majeur de la campagne présidentielle, les chiffres publiés ce vendredi 5 octobre par le Département américain du Travail, font ressortir un taux de chômage de 7,8% pour septembre, contre 8,1% au mois précédent. Il s’agit tout simplement du niveau le plus bas depuis janvier 2009, lorsque l’actuel locataire de la Maison Blanche est arrivé au pouvoir.

Les Républicains, adversaires politiques de Barack Obama, accusaient jusqu’ici le président d’être responsable du maintien d’un chômage supérieur à 8% depuis avril 2009. Cet argument ne sera donc plus valable.

Reste que cette chute spectaculaire du chômage n’est pas vraiment due aux créations d’emplois du mois écoulé, qui ont été décevantes (114 000 créations contre 120 000 prévues par les analystes). Elle serait en fait surtout le fruit d'une correction statistique.

Les marchés emballés

Dès le mois d'août, le chômage aurait été inférieur à 8%. Le département du Travail a en effet révisé postérieurement le nombre de créations de postes sur le deuxième mois d'été. De 96 000 nouveaux emplois  à 142 000. 

En plus de donner probablement le sourire au président américain, ces chiffres ont permis aux marchés des deux côtés de l'Atlantique d’accélérer leurs gains. Dans la foulée de l’annonce, le CAC 40 a gagné 10 points en seulement deux minutes.

Il faut dire que ces chiffres ont pris de cours les analystes qui tablaient, au contraire sur une légère augmentation de ce taux à 8,2%. Une bonne suprise, donc, sauf pour Mitt Romney, déjà distancé dans les sondages.

Julien Marion et Reuters