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La Chine tente de lutter contre la corruption

Des nombreux scandales de corruption éclatent en Chine

Des nombreux scandales de corruption éclatent en Chine - -

A l’occasion du 18ème Congrès du Parti Communiste Chinois, un responsable de la lutte anti-corruption va être nommé. Une tâche immense attend Wang Quichane.

Le 18ème Congrès du Parti Communiste Chinois s'ouvre aujourd'hui, jeudi 8 novembre, et dure jusqu'au 14 novembre. L’occasion de renouveler les 9 membres du puissant Comité permanent du Bureau Politique, et d'acter la succession du président Hu Jintao par l'actuel Vice-Président Xi Jinping. Mais la corruption est le sujet qui fâche et entache cette transition politique.

Retenez ce nom : Wang Quichane. Ce Vice Premier ministre en charge des questions économiques devrait être, à l'issu du Congrès, nommé responsable de la lutte anti-corruption. Sa principale qualité ? Il n’a pas d’enfant ! Ça limite le risque de corruption au niveau du premier cercle familial.

Scandale de corruption

Ce détail est très sérieux. Il est mis en avant en Chine, et il fait échos au scandale de corruption qui éclabousse Wen Jiabao. Une enquête fouillée du New York Times accuse la famille proche de l'actuel Vice premier Ministre d'un enrichissement soudain et douteux.

L'affaire sert les intérêts de l'aile gauche conservatrice du Parti qui ne digère toujours pas la destitution de son ancien chef charismatique Bo Xilai aujourd'hui accusé de corruption et qui risque la peine de mort. Cette lutte en interne risque d'aller loin. Wen Jiabao a répondu aux attaques : il demande à ce qu'une enquête soit ouverte, afin d'être blanchi. Mais surtout, il demande à ce que la lumière soit faite sur tous les gains amassés par les cadres du Parti. Cette "Sunshine Law" a de quoi effrayer de nombreux officiels qui évoluent depuis des années dans un cadre très opaque.

Mathieu Jolivet