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L'Arabie saoudite va acheter 48 avions de combat Eurofighter

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- - Reuters - Lisi Niesner

Londres et Riyad ont signé un protocole d'accord ce vendredi prévoyant l'achat d'une cinquantaine d'avions de combat Eurofighter de BAE Systems, un concurrent du Rafale de Dassault.

Le Royaume-Uni a signé avec l'Arabie saoudite un protocole d'accord pour l'achat par les Saoudiens de 48 avions de combat Eurofighter Typhoon, a annoncé vendredi le groupe de défense britannique BAE Systems. Cet accord a été conclu à l'occasion d'une visite au Royaume-Uni du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

BAE Systems, qui fait partie du consortium européen Eurofighter qui comprend aussi Airbus et l'italien Finmeccanica, salue "une étape positive" vers la concrétisation du contrat avec les Saoudiens dont il entend "soutenir la modernisation des forces armées".

Il s'agit de la confirmation de l'intérêt de l'Arabie saoudite pour cet avion et le fruit de discussions qui étaient en cours avec ce pays qui a déjà reçu 72 appareils dont le Royaume avait passé commande il y a dix ans.

Bouffée d'air frais pour le programme Eurofighter

Si cette annonce est finalisée par la signature d'un contrat définitif, il s'agirait d'une bouffée d'air frais pour le programme Eurofighter qui est à la recherche d'un contrat emblématique, en attendant la conclusion de celui en négociations avec le Qatar qui porte sur 24 avions pour 8 milliards de dollars.

Le ralentissement de la production de l'Eurofighter avait contraint BAE Systems à annoncer en octobre dernier la suppression de 1400 emplois dans sa branche aéronautique. Cet avion, lancé en 2003 et qui a été commandé à presque 600 exemplaires par huit pays jusqu'à présent, est fabriqué dans le cadre d'un programme conclu entre quatre pays (Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne).

Les performances à l'export de cet avion, grand concurrent du Rafale du groupe français Dassault, ont été relativement modestes jusqu'à présent, seuls quatre pays (Autriche, Arabie saoudite, Koweït et Oman) l'ayant commandé en plus des quatre pays partenaires du projet.

N.G. avec AFP