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L'apaisement géopolitique rassure la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a repris sa marche en avant, mais cela demeure fragile.

La Bourse de Paris a repris sa marche en avant, mais cela demeure fragile. - -

Les signaux positifs émanant de Moscou ont redonné des couleurs à la Bourse de Paris qui termine en hausse de 1,20%, ce lundi 11 août. Mais ce rebond s'annonce fragile.

La Bourse de Paris a repris quelques couleurs, ce lundi 11 août, à la faveur d'un relatif apaisement géopolitique en Ukraine. Le CAC 40 a en effet terminé en nette hausse de 1,20%, à 4.197,70 points.

Dès l'ouverture, l'indice parisien a marqué sa volonté d'aller de l'avant après avoir perdu près de 6% en deux semaines. Les premiers pas en hausse de Wall Street sont ensuite venus consolider cette tendance.

L'annonce par un média russe de la fin des exercices militaires près de la frontière ukrainienne a mis en confiance les investisseurs. "Il y a eu également pendant le weekend des signes plus rassurants des responsables politiques russes", a également affirmé auprès de l'AFP Daniel Sugarman, un analyste de ETX Capital.

Les bourses européennes ont d'ailleurs emboîté le pas au marché parisein: lors de la clôture provisoire, Londres gagnait 1,06%, Francfort 1,95% et Milan 1,41%.

Les craintes devraient perdurer

De quoi dissiper les craintes issues de la situation en Irak, où la progression des insurgés a précipité une intervention militaire américaine.

Cependant, "le mouvement de rebond s'annonce fragile. L'atmosphère anxiogène qui a entraîné à la baisse les indices la semaine passée demeure", selon Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque.

Et si la situation venait à changer, le CAC 40 pourrait revivre des heures compliquées. "Les déceptions sur l'Europe, la reprise beaucoup moins forte qu'anticipée, un risque géopolitique, tout cela justifie que l'indice baisse cet été", a ainsi prévenu Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC, sur BFM Business. "Dire si cela va baisser beaucoup, c'est un aspect que l'on ne maîtrise pas. Si la Russie venait à réellement envahir l'Ukraine, on peut s'attendre à une nouvelle baisse de 10%."

Y. D .avec AFP