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John Kerry invoque le Brexit pour vendre le traité transatlantique

John Kerry estime qu'une "certaine mythologie s'est développée" autour du Tafta.

John Kerry estime qu'une "certaine mythologie s'est développée" autour du Tafta. - NATALIA KOLESNIKOVA - AFP

Selon le secrétaire d'État américain, le traité de libre-échange controversé atténuerait les effets de la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Après Barack Obama, John Kerry a à son tour milité pour un accord rapide entre l'UE et les États-Unis sur le traité transatlantique (ou Tafta). Et selon lui, cet accord de libre-échange en cours de négociation pourrait atténuer tout effet négatif lié à la sortie du Royaume-Uni du bloc européen. 

"Le TTIP (l'accord de commerce et d'investissement USA-UE) prend plus d'importance car il s'agit d'un très grand marché" et l'accord a "une capacité très significative de faire contrepoids à tout effet négatif qui ressortirait de l'accord qui sera négocié entre le Royaume-Uni et l'UE", a-t-il plaidé à Bruxelles lors d'une conférence de presse au côté de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

John Kerry a regretté les commentaires négatifs de certains Européens, issus de la société civile ou du monde politique, sur l'accord de commerce et d'investissements USA-UE, qui en est à son 14e round de négociations et qui vise à créer la plus grande zone de libre-échange au monde. "Une certaine mythologie s'est développée autour" de cet accord.

Le Tafta "protégera les droits des Européens"

"Cela créera des emplois, cela protégera les intérêts (des Européens), protégera leurs droits en matière de régulation, protégera leur capacité de respecter le droit du travail ou encore l'environnement", a assuré le secrétaire d'État américain. 

"J'ai l'intention de revenir dans le mois qui vient pour donner plusieurs discours, dans différents lieux, pour présenter les faits et que les gens comprennent exactement le côté positif et le coup de fouet économique dont l'Europe a besoin", a-t-il promis.

Lors d'un point vendredi sur une nouvelle semaine de négociations qui venait de s'écouler, le négociateur en chef de l'UE, Ignacio Garcia Bercero, avait assuré que les deux blocs avaient avancé dans leurs discussions, malgré le choc provoqué par le Brexit.

Son homologue américain Dan Mullaney avait tout de même reconnu que "le retrait du Royaume-Uni du marché européen (allait) affecter la valeur du marché de l'UE".

Y.D. avec AFP