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Guerre commerciale Chine/Etats-Unis : reprise des négociations

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- - POOL/AFP / Mark Schiefelbein

Les discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont repris jeudi à Pékin au niveau des chefs de la négociation, à presque deux semaines de l'échéance fixée par Donald Trump.

Donald Trump va-t-il augmenter à nouveau les droits de douane sur les produits chinois ? Il reste deux semaines à la Chine et aux Etats-Unis pour éviter cela. Les négociations ont en effet repris ce jeudi.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et le représentant pour le Commerce, Robert Lighthizer, ont serré la main du vice-Premier ministre chinois Liu He devant les photographes, avant d'entamer des entretiens à la résidence diplomatique de Diaoyutai.

Les Etats-Unis ont donné jusqu'au 1er mars à la Chine pour trouver un terrain d'entente sur les différends commerciaux entre les deux pays, avant de faire passer de 10 à 25% les droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits importés de Chine chaque année. Le président américain a cependant affirmé mardi qu'il pourrait accorder à la Chine un délai supplémentaire "si nous sommes proches d'un accord, un vrai accord".

Selon Trump, les discussions actuellement en cours se "passent très bien". Les entretiens, qui doivent se dérouler jusqu'à vendredi, ont été précédés depuis lundi à Pékin par des discussions de niveau subalterne, mais rien n'a filtré quant à la teneur des pourparlers.

Après un regain d'optimisme à la suite de précédentes discussions à Washington le mois dernier, l'administration Trump a soufflé le froid la semaine dernière, en assurant qu'il y avait "encore beaucoup de travail" avant que les deux premières puissances économiques mondiales ne parviennent à surmonter leurs multiples différends.

Washington, qui se plaint de l'énorme excédent commercial que la Chine dégage de ses échanges bilatéraux, exige aussi que Pékin mette fin à ses pratiques jugées déloyales: le transfert forcé de technologies, le "vol" de propriété intellectuelle, le piratage informatique, ainsi que les subventions massives accordées aux entreprises publiques pour en faire des champions nationaux.

La rédaction avec AFP