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Et si Paris vendait les Mistral russes… aux Chinois?

La livraison des Mistral aux Russes semble de plus en plus illusoire à mesure que le temps passe.

La livraison des Mistral aux Russes semble de plus en plus illusoire à mesure que le temps passe. - Georges Gobet - AFP

Les deux navires de guerre bloqués à quai depuis le déclenchement de la crise ukrainienne pourraient en définitive prendre la mer pour se rendre en Chine.

Des mois que les Mistral que la France a vendus à la Russie patientent dans le port de Saint-Nazaire, en attendant une hypothétique résolution du conflit russo-ukrainien. Finalement, il se pourrait bien que ces navires de guerre à la pointe de la technologie ne soient jamais livrés au Kremlin, mais plutôt à Pékin. 

Les Echos, qui cite le journal pro-chinois de Taiwan, "Want China Times", avance ainsi que Paris pourrait proposer à Pékin d'acheter les deux bateaux. Ce n'est qu'une "rumeur née de l'arrivée samedi à Shanghai de deux navires de guerre", souligne le quotidien. Il se trouve que ces bateaux vont rester sept jours à quai, ce qui pourrait être l'occasion pour Paris de trouver un débouché pour ses deux Mistral, avance l'agence de presse Duowei News

La Chine n'est pas le seul débouché

La livraison de cet arsenal aux Russes semble de plus en plus illusoire à mesure que le temps passe. Le président russe, Vladimir Poutine, a d'ailleurs évoqué, à l'occasion de sa conférence de presse annuelle, un remboursement des fonds déjà versés par le Kremlin pour ces navires. Dès lors, "l'option d'une vente de ces vaisseaux à un autre pays devient plausible" estime Les Echos. 

Dans ce contexte, la Chine serait un client sérieux. Les médias locaux cité par le quotidien économique soulignent en effet que, le gouvernement chinois ayant dans l'idée de concevoir et de construire ses propres "bâtiments de projection et de commandement (BPC), il pourrait accélérer ses études en copiant le Vladivostock et le Sebastopol, les deux Mistral initialement destinés à Moscou.

La Chine n'est toutefois pas le seul débouché pour ces navires. L'Amiral Français Alain Coldelfy, dans une interview à l'agence russe Sputnik, citait parmi les clients potentiels le Portugal, les Pays-Bas, l'Australie ou l'Argentine. 

N.G.