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Embargo: les banques françaises se détournent des entreprises russes

Gazprom est l'un des groupes impactés par la décision des banques françaises

Gazprom est l'un des groupes impactés par la décision des banques françaises - -

Conséquence des tensions entre Moscou et les pays occidentaux, les banques et les assureurs français n'investiraient plus dans les groupes russes. Rétorsion après l'embargo alimentaire ou prudence quant à l'avenir?

Les banques et les assureurs français qui plaçaient traditionnellement des fonds dans de grandes entreprises russes auraient stoppé ces placements depuis quelques jours, affirme le JDD de ce dimanche 10 août. Le journal cite ainsi le groupe gazier Gazprom, les banques Sberbank et VTB.

Plus qu'une mesure de représaille après l'annonce, jeudi 7 août, par Moscou d'un embargo sur la quasi-totalité des produits alimentaires occidentaux, en particulier européens, cette attitude des investisseurs français tiendrait surtout aux risques liés à une escalade du conflit politique et commercial entre la Russie et l'Europe.

En cas de poursuite des tensions, les grandes entreprises russes pourraient, en effet, voir leur valeur s'effronder en Bourse. Les groupes français préfèrent donc vendre leurs titres aujourd'hui pour éviter de se retrouver propriétaires d'actions invendables demain.

Plus généralement, l'économie russe était en train de ralentir avant même l'embargo, le rouble ne cessant de baisser. Les tensions actuelles ne peuvent donc que renforcer la prudence des français.

Réunion à Bruxelles le 14 août

Concernant les conséquences de l'embargo agroalimentaire russe sur les entreprises françaises, la FNSEA, qui chiffre le manque à gagner des secteurs concernés à 500 millions d'euros, a demandé le retrait des produits non exportés afin de soutenir les prix.

Par ailleurs, une réunion de travail se tient ce week-end à Bruxelles afin de chiffrer les conséquences de l'embargo russe. Les experts agricoles des 28 doivent ensuite se retrouver le 14 août. La France va demander à la Commission européenne de prendre des "mesures adaptées à la gravité de la situation".

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P.C