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Drogue et prostitution rapportent gros à l’économie britannique

La drogue et la prostitution représentent désormais 0,5% de la richesse produite en Grande-Bretagne

La drogue et la prostitution représentent désormais 0,5% de la richesse produite en Grande-Bretagne - CARL DE SOUZA / AFP

Les activités illicites ont dopé le PIB britannique à hauteur de 10,9 milliards d'euros en 2013, révèle ce mardi l'Office statistique national. Londres adopte ainsi le nouveau mode de calcul européen, à l'inverse de la France qui refuse de comptabiliser la prostitution dans le calcul de la richesse nationale.

C'est une réalité que certains Etats ne veulent plus ignorer: l'économie souterraine rapporte gros. En Grande-Bretagne, la drogue et la prostitution représentent désormais environ 0,5% de la "richesse produite globale". Cela représente un gain de 10,9 milliards d'euros en 2013, selon les chiffres publiés ce mardi 30 septembre par l'Office national des statistiques.

Malgré l'intégration de ces nouveaux critères, la croissance britannique reste inchangée et confirmée à 1,7%, en 2013.

Nouvelles règles européennes 

Londres a donc choisi de se conformer aux exigences imposées par Eurostat. Depuis le 1er septembre, elle demande à chaque Etat membre d'intégrer l'économie souterraine et donc les richesses générées par le travail au noir, la coke et les prostitués dans le calcul de leur PIB. Cette méthodologie est censée permettre de mieux comparer les statistiques des différents pays membres de l'UE.

Comme l'Italie et la Grande-Bretagne, l'Espagne a également accepté de jouer le jeu: le pays estime que ces activités illégales ont pesé pour 9,2 milliards d'euros en 2010, l'équivalent de 0,85% du PIB. Un impact non négligeable. 

La France rechigne 

La France en revanche, fait bande à part et traîne des pieds. Si l'Insee a accepté en juin de comptabiliser le trafic de drogue dans ses comptes, elle refuse catégoriquement d'intégrer la prostitution. Pour se justifier, l'institut évoque un motif moral : les transactions ne sont pas réalisées "d'un commun accord" comme le précise Eurostat. 

C.L.