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Délit d'initié: la SEC plutôt clémente avec le sulfureux milliardaire Steve Cohen

Steve Cohen était notamment accusé de ne pas avoir suffisamment surveillé l'un de ses partenaires.

Steve Cohen était notamment accusé de ne pas avoir suffisamment surveillé l'un de ses partenaires. - Craig Barritt - AFP

La SEC et Steve Cohen ont signé un accord. Le milliardaire pourra recommencer à gérer de l'argent pour le compte d'un tiers en 2018. Une perspective qui semblait impensable il y a deux ans.

Le milliardaire américain Steve Cohen pourra recommencer à gérer de l'argent pour le compte de tiers dès 2018. C'est ce qui résulte de l'accord passé avec le gendarme boursier américain (SEC). La SEC accusait Steve Cohen de ne pas avoir suffisamment surveillé l'un de ses partenaires, Matthew Martoma, qui avait été lui-même condamné pour délit d'initié à neuf ans de prison en 2014.

Steve Cohen devra également faire appel pendant les quatre prochaines années aux services d'un consultant extérieur chargé de surveiller les activités de son fonds, Point72.

Aucune pénalité financière

Mais l'accord conclu avec la SEC ne lui impose aucune pénalité financière et lui redonne la perspective à terme de pouvoir gérer de l'argent pour le compte de tiers, ce qui semblait improbable lorsque SEC Capital, l'ancien nom de Point72, avait dû s'acquitter d'une amende de 1,8 milliard de dollars pour délit d'initiés en 2014. "La combinaison d'une forte surveillance pendant deux ans et de nouvelles exigences en matière de régulation permettent d'aboutir à une protection immédiate et significative des investisseurs tout en s'assurant que les activités de ces fonds seront étroitement contrôlées à l'avenir", a assuré Andrew Ceresney, un responsable de la SEC cité dans le communiqué.

Un porte-parole de Point72 n'a pas voulu commenter ces informations mais dans un courriel aux employés du fonds obtenu par l'AFP, Steve Cohen a indiqué qu'il souhaitait par cet accord mettre fin à la controverse autour de ses activités. "Évidemment, certains vont se demander pourquoi j'ai accepté cet accord", écrit-il. "Mais plus ces poursuites duraient, plus cela nous distrayait des activités de premier ordre que nous gérons. Mettre fin aux poursuites nous apporte la certitude et nous ouvre la voie pour lever des fonds à l'avenir, si nous pensons que c'est dans l'intérêt de notre firme", écrit-il notamment.

D. L. avec AFP