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Coronavirus : Douste-Blazy salue la prise en charge "extrêmement bien organisée" des patients français

Invité sur BFM Business, l'ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, revient sur la bonne gestion tricolore de l'épidémie de coronavirus, mais rappelle qu'à chaque nouveau virus, l'Homme se révèle bien démuni.

Selon un bilan officiel publié mardi 11 février, l'épidémie de coronavirus a fait plus de 1.000 morts en Chine continentale et plus de 42.000 personnes sont aujourd'hui contaminées dans le monde. Un chiffre qui augmente d'heure en heure mais que Philippe Douste-Blazy tient à remettre dans son contexte.

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Une gestion française "remarquable"

Invité dans 12H L'Heure H ce mardi, l'ancien ministre de la Santé rappelle de prime abord que la France a déployé tous les moyens nécessaires pour protéger ses ressortissants et que cette stratégie mise en œuvre se révèle, selon lui, à la fois efficace et bien menée.

"La gestion en France d'ailleurs est remarquable, il faut quand même le reconnaître (…) Jérôme (Salomon - NDLR), le grand patron de la Direction générale de la santé, la ministre de la Santé Agnès Buzyn font un sans-faute", assure-t-il.

Pourquoi? "Parce qu'il y a un système d'Etat qui s'appelle 'Santé publique France' qui depuis le Sras depuis 2002-2003" permet de savoir ce qu'il faut faire. "Regardez par exemple ce qu'il s'est passé aux Contamines-Montjoie. Il y a cinq personnes qui ont été contaminées. Elles ont été envoyées dans des hôpitaux de référence à Lyon, à Saint-Etienne, à Grenoble. Ensuite, on s'est aperçu qu'elles avaient discuté avec six personnes de près. Celles-là aussi ont été hospitalisées, cinq adultes, un enfant. Cet enfant on s'est rendu compte qu'il est allé deux fois dans deux établissements scolaires différents (…) Il y a plus de 100 personnes qui ont été dépistées. Jusqu'à maintenant, elles sont négatives, mais on sent que c'est extrêmement bien organisé", détaille l'ancien ministre de la Santé, lui-même médecin de formation.

Concernant le rapatriement des ressortissants français contaminés en Chine vers la France, Philippe Douste-Blazy estime qu'il s'agissait - là encore - d'une bonne idée.

"C'est la première fois de l'Histoire du monde qu'on fait cela, de la France en particulier. On ramène des personnes, on les met en quarantaine et tous les jours on détecte".

Enrayer l'épidémie

Mais prendre toutes les mesures nécessaires pour détecter et soigner les patients atteints est une chose, réussir à enrayer l'épidémie en est évidemment une autre.

Sur ce point, Philippe Douste-Blazy rappelle que "de temps en temps la nature quand même est reine. Le virus a fait partie de la nature et que la première fois que l'espèce humaine est en contact avec un virus, eh bien elle ne peut rien faire. Si le virus est extrêmement dangereux, c'est extrêmement dangereux pour l'espèce humaine, s'il est moyennement dangereux ou pas dangereux, tant mieux. Donc aujourd'hui (…) on est devant un virus qui n'est pas extrêmement méchant, mais qui pourrait se propager très rapidement. Surtout si on s'aperçoit que les mesures prises par les Chinois ne sont pas efficaces. Ce que je ne crois pas", conclut-il.

J.C-H