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Ces 6 promesses que Trump s'est empressé de mettre en oeuvre

Donald trump a été investi le 20 janviert dernier.

Donald trump a été investi le 20 janviert dernier. - Mandel Ngan - AFP

Une semaine après son investiture, le nouveau président des États-Unis a déjà pris de nombreuses initiatives sur le terrain économique. Tour d’horizon.

Donald Trump a semble-t-il vécu une semaine d’une grande intensité, pour ses premiers pas en tant que président des États-Unis. Ce dernier a en effet multiplié les annonces et les signatures de décrets, notamment sur le terrain économique et commercial. Voici les principales mesures prises dans ce domaines depuis son investiture, le 20 janvier dernier.

> Premier pas vers la fin d’"Obamacare"

Dès son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump prend une décision symbolique, en signant un décret demandant aux agences fédérales de "soulager le poids" de l’ Affordable Care Act, plus connue sous le nom d’Obamacare.

Tout au long de sa campagne, le candidat républicain avait en effet promis d’abroger cette loi sur l’assurance-maladie, dont il avait vivement critiqué le coût et la complexité.

Mesure phare du mandat Obama, celle-ci avait notamment amélioré l’accès à une couverture maladie pour les Américains les plus pauvres. Ce sera in fine au Congrès que reviendra la décision finale, selon un calendrier qui n’a pas encore été défini.

> Renégociation des relations commerciales avec le Mexique et le Canada

Deux jours plus tard, le nouveau président fait part de son intention de renégocier l’Aléna, le traité de libre-échange nord-américain en vigueur depuis 1994. Celui-ci associe les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Selon les statuts de cet accord, l’une des parties peut le dénoncer, ouvrant une période de négociations pouvant aller jusqu’à 180 jours. Si aucune solution n’est trouvée, l’ancien traité n’a plus aucune valeur. L’Aléna se trouve dans le collimateur de Donald Trump, qui l’accuse de favoriser les délocalisations.

> Retrait du traité transpacifique

Le lendemain, le nouveau locataire de la Maison Blanche signe l’acte de retrait du traité transpacifique (TPP). Au terme de longues négociations et ardemment défendu par Barack Obama, cet accord de libre-échange devait réunir 12 pays: Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, États-Unis et Vietnam.

Le qualifiant d’accord "terrible", Donald trump se range ainsi aux côtés - une fois n’est pas coutume - de nombreuses ONG, qui dénoncent notamment les risques pesant sur les droits des travailleurs, l’environnement, ou encore la perte de souveraineté des États.

> Gel des embauches fédérales

Le même jour, Donald Trump soigne sa cote de popularité auprès des élus républicains, en ordonnant le gel des embauches dans l’administration fédérale, hors personnel militaire. Là encore, il s’agissait d’une promesse de campagne, officiellement pour "l'élimination de la corruption et des collusions" avec les lobbys.

Cette réduction du nombre d’emplois publics devrait s’accompagner dans les prochains mois d’une suppression de "75% de la réglementation". Ce qui a au moins eu le mérite de ravir Wall Street.

> Reprise du projet Keystone XL

Mardi 24 janvier, Donald Trump relance officiellement le projet controversé de l’oléoduc Keystone XL. Long de près de 2.000 km, ce dernier vise à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta (très polluant) jusqu’au Nebraska.

Très critiqué, ce projet avait été bloqué par l’administration Obama en 2015, au nom de la lutte contre le changement climatique. TransCanada, la société chargée de construire cet oléoduc, avait alors réclamé 15 milliards de dollars de dommages et intérêts aux États-Unis.

> Possible taxe sur les importations mexicaines

Dernier acte de la folle semaine de Donald Trump: quelques heures après avoir signé un décret donnant le coup d’envoi du projet de construction d’un immense mur entre les États-Unis et le Mexique, le nouveau président précise sa pensée. Puisque le Mexique ne semble (logiquement) pas prêt à financer le projet, une taxe sur les importations de 20% pourrait être mise en place. Donald Trump espère en tirer 10 milliards de dollars par an.

Yann Duvert