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Brexit: les Britanniques à l’heure du choix

Le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne se déroule ce jeudi. Alors que 46,6 millions de Britanniques sont appelés aux urnes, le suspense reste entier.

Etre ou ne pas être européens? Telle est la question à laquelle devront répondre les Britanniques, qui votent jeudi sur leur appartenance à l'UE lors d'un référendum historique. A l'issue d'une campagne passionnée, axée sur l'immigration et la prospérité économique, un nombre record de citoyens, soit 46,5 millions, se sont inscrits pour voter. Le résultat final devrait être annoncé dans les premières heures vendredi.

Le suspense reste entier quant à l’issue de ce vote : deux sondages parus la veille donnaient en effet une légère avance à une sortie de l'Union, ou Brexit (British Exit), mais un troisième plaçait le maintien en tête. Les bookmakers, eux, parient résolument sur une victoire du maintien dans l'UE, à 76% contre 24%.

Les électeurs doivent répondre à la question: "Le Royaume-Uni doit-il rester un membre de l'Union européenne ou quitter l'Union européenne?". Ils ont ensuite le choix entre deux cases à cocher, Rester ou Quitter l'Union européenne.

Conséquences politiques et économiques

L'enjeu est de taille et tous les dirigeants européens sont intervenus pour retenir les Britanniques, conscients que leur départ ferait peser une menace de désintégration du club des pays membres de l'UE.

Outre les conséquences économiques immédiates pour le pays -forts remous sur les marchés et chute probable de la livre-, un Brexit serait dommageable sur le plus long terme, ont prévenu toutes les grandes institutions internationales, du FMI à l'OCDE.

Il ouvrirait aussi une période de turbulences politiques, avec un probable départ du Premier ministre conservateur David Cameron, qui a lancé ce référendum et mené la campagne pour un maintien dans l'UE. Il pourrait aussi entraîner un éclatement du Royaume-Uni si les Écossais, europhiles, mettaient à exécution leur projet d'organiser un nouveau référendum sur leur indépendance.

Le vote de jeudi va donc montrer si le mariage de raison avec l'UE noué en 1973 sera reconduit. Le Royaume-Uni ne fait déjà partie ni de l'espace Schengen, ni de l'euro, et n'a eu de cesse de consolider son statut à part au sein de l'Union. Il pourrait devenir le premier grand pays à décider de la quitter.

Y.D. avec AFP