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Barack Obama tend la main aux républicains

Obama s'est montré ferme sur le principe des hausses d'impôts mais ouvert à la discussion sur le taux d'augmentation

Obama s'est montré ferme sur le principe des hausses d'impôts mais ouvert à la discussion sur le taux d'augmentation - -

Pour trouver un accord au Parlement et sortir le pays du mur budgétaire, prévu avant la fin de l'année, le président américain s'est dit ouvert à la discussion à l’occasion de sa conférence de presse mercredi 14 novembre.

Barack Obama tient absolument à trouver un compromis avec les républicains du Congrès sur l’impasse budgétaire. C’est ce qu’il a fait comprendre dans son discours du 14 novembre devant les journalistes. Il reste ferme sur le principe: il s’opposera quoi qu’il arrive à la prolongation des réductions d’impôts pour les 2% les plus riches, ceux qui gagnent plus de 250 000 dollars par an. Néanmoins, un léger infléchissement s’est fait sentir, une place pour la négociation.

Une place pour la discussion sur le taux d'impôt des plus riches

Le président américain a indiqué qu’il refuserait le taux maximal d’imposition mis en place à l’époque Bush, de 35%. Mais il n’a pas insisté sur les 39,6% prônés par l’ancien président démocrate Bill Clinton. Il laisse ainsi penser qu’entre les 35 et les 40%, une marge de manœuvre existe.

Sur le volet dépenses également, Barack Obama semble prêt à des concessions. Il a fait une allusion assez directe au fait que les dépenses de santé pourraient être réduites. Cet accord entre démocrates et républicains sur le budget ne pourra se faire que s’il y avait un "package" qui mêlerait hausses d’impôts et réductions des dépenses.

Sur le principe général, Barack Obama a rappelé qu’il venait d’être réélu, sur un programme dans lequel il promettait des augmentations d’impôts. Il a d’ailleurs eu cette formule, qui restera : "Ce n’est pas parce qu’on prend un peu plus d’argent aux riches qu’ils seront moins riches".

Jean-Bernard Cadier en direct de New York