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Barack Obama face au mur budgétaire

Réélu, Barack Obama fait face à l'un de ses plus grands défis avec le "fiscal cliff", la falaise budgétaire

Réélu, Barack Obama fait face à l'un de ses plus grands défis avec le "fiscal cliff", la falaise budgétaire - -

Fraîchement réélu, le président des Etats-Unis va devoir s'atteler à un chantier important: trouver un compromis budgétaire avec les Républicains pour éviter 600 milliards de dollars de coupes automatiques. C'est ce que l'on appelle le ''fiscal cliff'', la falaise fiscale.

Les marchés sont rassurés sur un point: ils ont bel et bien un président des Etats-Unis, ce mercredi 7 novembre, en la personne de Barack Obama. L'élection aurait, en effet, pu déboucher à un match nul temporaire, si le scrutin était trop serré. Au regard des sondages très serrés entre le président américain et Mitt Romney, ce n’était pas gagné d’avance.

Mais désormais Wall Street a une inquiétude en tête. Le "fiscal cliff", cette "falaise fiscale" qui pourrait plonger les Etats-Unis dans la récession au début de l’année.

Le problème est le suivant: lorsqu’il a relevé le plafond de la dette américaine en août 2011, Barack Obama a du faire une concession. Si, les Démocrates et Républicains n'arrivent pas à s'entendre sur les leviers permettant de réduire le déficit public, 600 milliards de dollars d’augmentation d’impôts et de coupes budgétaires seront automatiquement mises en place. Les exonérations fiscales héritées de l’ère Bush font partie du lot. Ce choc mettrait alors à mal l'économie américaine, dont la reprise est lente.

Le plafond de la dette bientôt crevé

C’est donc une épée de Damoclès que les Américains se sont eux-mêmes infligés. Pour éviter qu’elle ne tombe, Barack Obama va devoir s’atteler à trouver un compromis avec le Congrès.

Or de ce point de vue, les élections n’ont pas changé d’un iota la donne. La Chambre des représentants est toujours dominée par les Républicains alors que le Sénat reste à majorité démocrate. C’est donc une certaine forme de cohabitation politique pour Barack Obama. Ce dernier assuré, après sa réélection, qu’il travaillerait avec les Républicains pour tenter de franchir ce "mur de la dette". La tâche s’annonce ardue, même si les deux bords politiques n’ont pas réellement le choix.

Autre urgence, en lien avec la précédente : trouver un accord pour relever le plafond de la dette, actuellement fixé à 16 394 milliards de dollars. Le Trésor a en effet prévenu que ce seuil limite serait atteint en décembre.

Julien Marion