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3% de croissance en 2013 aux Etats-Unis: la Société Générale y croit

Patrick Legland, directeur de la recherche mondiale de Société Générale CIB, est optimiste quant à un compromis politique sur le budget américain

Patrick Legland, directeur de la recherche mondiale de Société Générale CIB, est optimiste quant à un compromis politique sur le budget américain - -

Patrick Legland, directeur de la recherche mondiale de Société Générale CIB, était invité de BFM Business ce 26 novembre. Il s’est montré optimiste quant à un accord politique américain sur le "mur budgétaire".

"Personne n’a envie de voir ses impôts remonter très fortement", reconnaît Patrick Legland. Pour autant, le directeur de la recherche mondiale de Société Générale CIB (Corporate & Investment Banking, la branche financement et investissement de la banque) s’est dit confiant sur un accord politique en faveur d'une hausse des prélèvements, dans l'émission Good Morning Business ce lundi.

Un accord rendu indispensable face à la menace de la "falaise fiscale". Si rien n’est fait pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, 600 milliards de dollars de coupes dans les dépenses publiques et de hausses d'impôts pour tous entreront automatiquement en vigueur début 2013. Ce qui pourrait entraver la reprise économique.

Les analystes de la Société Générale penchent pour des hausses d'impôts

Pour éviter cette conséquence de l'expiration de mesures temporaires, démocrates et républicains doivent s’entendre sur les mesures à prendre. Or les premiers prônent un relèvement des impôts pour les plus riches quand les seconds veulent une réduction des dépenses.

Patrick Legland est convaincu qu’un "compromis sera trouvé". Parce qu’en dépit des débats des représentants de chaque partie par médias interposés, "on voit bien que tout le monde a envie de trouver un accord" affirme-t-il. De quoi le rendre "très optimiste sur la croissance au second semestre 2013". Le directeur de la recherche mondiale de Société Générale CIB estime qu’elle pourrait atteindre 3% au deuxième semestre.

Les analystes de la banque, selon leur chef, penchent plutôt pour une hausse des prélèvements fiscaux. "Des 34 pays de l’OCDE, les Etats-Unis sont le troisième pays le moins imposé derrière le Chili et le Mexique", indique Patrick Legland. "Les prélèvements obligatoires s’élèvent à 25%, contre 44% en France, qui est le troisième le plus taxé des pays riches",précise-t-il.

Ainsi selon lui, le gouvernement américain "peut tout à fait remonter raisonnablement les impôts sans pour autant attaquer la croissance", ce qui permettra de "résoudre rapidement son déficit public".

Nina Godart