BFM Business

Halloween, nouveau rendez-vous raté pour les confiseurs et chocolatiers?

Une décoration d'Halloween  appelle au port du masqua à Croton-on-Hudson (Etats-Unis) le 22 octobre 2020

Une décoration d'Halloween appelle au port du masqua à Croton-on-Hudson (Etats-Unis) le 22 octobre 2020 - TIMOTHY A. CLARY © 2019 AFP

Ce samedi, la fête des bonbons aura forcément une saveur particulière. Car si les Français commençaient doucement à se prendre au jeu de la fête des monstres, le confinement va remettre les confiseries au placard. Au grand dam de Carambar ou Haribo…

Rangez les balais au placard, Halloween n'aura pas lieu cette année. En tout cas, pas de la façon que pouvaient espérer les enfants. Car à bien inspecter l'attestation de sortie, la maraude du 31 octobre ne fait pas partie des exceptions au confinement total. Si cela n'empêchera pas de se gaver en bonbons, les ventes risquent évidemment d'en pâtir.

Pourtant, la fête popularisée aux Etats-Unis commençait doucement à prendre en France. Selon un sondage Yougov, réalisé mi-octobre, 38% des Français affirmaient avoir l’habitude de fêter Halloween et le chiffre montait en flèche chez les plus jeunes. Mais avant même l'annonce du reconfinement, la fête n'était pas vraiment la priorité. La moitié des sondés ne comptaient pas le fêter, principalement à cause du Covid-19.

Une part de plus en plus importante

Une mauvaise nouvelle pour les confiseurs qui espéraient bien profiter de cette fête pour rattraper les pertes de cette année. Selon une étude réalisée par Nielsen, le poids d'Halloween sur les ventes est passé de 10% à près de 13% en dix ans. De façon générale, le 31 octobre est entré dans "le top 10 du classement annuel des meilleures semaines, avec environ 1,3 milliard de ventes réalisées en produits de grande consommation."

Pour le leader de la confiserie Haribo et ses challengers Carambar ou Perfetti Van Melle, le confinement est donc une mauvaise nouvelle même si une partie des achats a déjà pu être faite. Ce sera aussi compliqué pour les chocolatiers, certes moins exposés que les confiseurs, mais déjà assomés par un Pâques confiné et tétanisés par un Noël gâché...

Thomas Leroy Journaliste BFM Business