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Galeries Lafayette: 177 postes supprimés dans le cadre du plan de départ

Avec ce texte, tous les magasins Galeries Lafayette disposent désormais d'un accord pour ouvrir le dimanche.

Avec ce texte, tous les magasins Galeries Lafayette disposent désormais d'un accord pour ouvrir le dimanche. - Denis Charlet-AFP

L'adresse emblématique de l'enseigne, le magasin du boulevard Haussmann à Paris, qui emploie plus d'un millier de salariés, n'est pas concerné par ces mesures.

Le plan de sauvegarde/départ volontaire (PSE-PDV) au sein du groupe Galeries Lafayette, signé le 16 mars par les élus CFDT et CFE-CGC, devrait finalement aboutir à la suppression de 177 postes, selon les trois accords collectifs consultés vendredi par l'AFP.

En janvier, la direction avait présenté en Comité social et économique (CSE) un plan de départs pouvant conduire jusqu'à la suppression de 189 emplois et entraînant notamment la cessation des activités de voyagiste du groupe.

L'accord concernant Galerie Lafayette Voyages (GLV) stipule bien la disparition de la totalité de ses 43 salariés.

Les documents précisent également la disparition de 118 postes pour motif économique, au sein du siège du groupe, dont les effectifs s'établissaient à 886 CDI au 1er décembre 2020, ainsi que 17 postes dans la filiale GGL Services, société de services financiers du groupe qui employait 165 personnes à la même date.

Fin de l'activité de voyagiste

La CGT, qui avait signé en compagnie des deux autres organisations syndicales le 4 janvier l'accord de méthode ouvrant la voie aux négociations, n'a toutefois pas paraphé les accords.

Réuni vendredi selon le représentant de Sud David Pereira, le CSE a rendu un avis négatif sur le PSE-PDV, qui va maintenant être soumis à la Direccte, qui a 15 jours pour le valider.

"On espère que la Direccte retoquera ces trois plans mais Sud, suite à sa décision, se réserve le droit de contester en justice", a indiqué le membre du CSE.

"Sud était contre ce PSE dans la mesure où la direction n'a pas mis les moyens adéquats, tant financiers que sur la reprise des postes. La direction a voulu aller très vite et le dialogue social a été très houleux", a-t-il précisé.

Selon le calendrier figurant dans l'accord, les premiers départs ne sont pas attendus avant juillet 2021.

L'adresse emblématique de l'enseigne, le magasin du boulevard Haussmann à Paris, qui emploie plus d'un millier de salariés, n'est pas concerné par ces mesures.

"Une nouvelle signature d'accord partiel de longue durée doit être signée. La direction veut augmenter de 25% à 30% notre chômage partiel contre un engagement de ne pas faire de nouveau PSE-PDV jusqu'au 31 décembre", a encore assuré M. Pereira.

"On sait très bien qu'il y aura un plan dans ce magasin si la situation perdure. Tout cela va se répercuter sur nos conditions de travail", a-t-il ajouté.

Jointe par l'AFP, la direction des Galeries Lafayette s'est refusée à tout commentaire.

OC avec AFP