BFM Business

Volkswagen acquiert 100% de Scania

Volkswagen était déjà actionnaire majoritaire de Scania depuis six années.

Volkswagen était déjà actionnaire majoritaire de Scania depuis six années. - -

Le constructeur automobile allemand veut se renforcer, dans son activité poids lourds, face à Daimler ou Volvo. Les actionnaires ont cédé, ce mardi 13 mai, pour qu'il rachète les parts manquantes dans le suédois.

L'Allemand a avalé le Suédois. L'offre du groupe automobile Volkswagen pour acquérir 100% du constructeur de poids lourds Scania a été couronnée de succès, ce mardi 13 mai.

Le fonds de pension suédois Alecta a annoncé dans un communiqué qu'il céderait ses 2,04% de Scania, alors que Volkswagen avait indiqué le 30 avril qu'il lui manquait moins de 2% pour atteindre son objectif de 90% du capital. L'Allemand grimpe ainsi à 90,47%.

Les actionnaires qui n'ont pas encore dit "oui" vont être désormais contraints de le faire, puisque les actions qui n'auront pas été apportées à Volkswagen seront retirées de la cotation à la Bourse de Stockholm.

Les syndicats contents

Le groupe allemand avait offert le 21 février 6,7 milliards d'euros pour mettre la main sur les 37% environ de Scania qu'il ne possédait pas et renforcer ainsi son activité de poids lourds face à des concurrents comme l'Allemand Daimler et le Suédois Volvo.

Malgré une prime d'environ 50% par rapport au cours de Bourse moyen sur trois mois et le fait que Volkswagen était déjà actionnaire majoritaire depuis six années, certains actionnaires suédois rechignaient.

Alecta faisait partie des récalcitrants qui estimaient, comme la direction de Scania, que l'offre de 200 couronnes par action était insuffisante.

Certain de pouvoir les faire plier, Volkswagen avait repoussé jusqu'au 16 mai la clôture de son offre, initialement prévue le 25 avril.

Le fonds de pension a effectivement fini par céder. Alecta espérait obtenir plus. Mais "après de nouvelles discussions avec Volkswagen, nous avons conclu qu'il n'y aurait pas de relèvement de son offre", a-t-il expliqué.

Les syndicats suédois ont montré pour leur part une certaine bienveillance à l'égard de la maison mère. Le 2 avril, elle a signé avec eux un accord où elle s'est engagée à ne pas délocaliser sans approbation des représentants du personnel et à maintenir le siège à Södertälje près de Stockholm.

D. L. avec agences