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Virgin Atlantic dépose le bilan aux Etats-Unis pour faire valider son plan de sauvetage

Virgin Atlantic

Virgin Atlantic - BEN STANSALL / AFP

La compagnie aérienne britannique, fondée par le milliardaire Richard Branson, veut lever des fonds pour survivre à la crise du transport aérien.

La compagnie aérienne britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis afin de permettre la validation de son plan de sauvetage qui sera soumis aux votes de ses créanciers le 25 août. Virgin Atlantic, qui entend lever des fonds pour survivre à la crise du transport aérien liée à la pandémie, s'est placée mardi soir sous la protection du chapitre 15 prévue par le code américain des faillites pour les sociétés étrangères. Ce statut protège aux Etats-Unis les actifs des entreprises faisant l'objet d'une procédure d'insolvabilité dans leur pays d'origine et empêche leur saisie par des créanciers.

Un porte-parole de la compagnie aérienne, cité par l'agence PA, a expliqué que cette décision faisait partie d'une procédure judiciaire au Royaume-Uni afin d'obtenir la validation du plan de recapitalisation annoncé en juillet. Virgin Atlantic avait trouvé un accord de principe pour lever 1,2 milliard de livres de fonds privés pour éviter la faillite.

Le milliardaire Richard Branson, fondateur et actionnaire majoritaire avec 51% du capital, doit apporter 200 millions de livres. L'autre actionnaire, la compagnie américaine Delta Air Lines, qui détient 49%, est également censé participer au sauvetage.

Suppression de 3.000 emplois

Lors d'une audition devant un tribunal londonien mardi, un avocat de Virgin Atlantic a expliqué que la compagnie pourrait se retrouver à court d'argent d'ici fin septembre si le plan de recapitalisation n'était pas validé, compte tenu de l'effondrement du trafic aérien. Un juge a autorisé les créanciers à se réunir le 25 août afin de se prononcer sur le plan.

Spécialisée dans les vols transatlantiques, la compagnie a repris ses vols progressivement depuis le 20 juillet vers les Etats-Unis et l'Asie. Elle a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois et l'arrêt de ses activités à l'aéroport londonien de Gatwick. Virgin Atlantic s'est résolue à se tourner vers des investisseurs privés après avoir échoué à bénéficier du soutien des pouvoirs publics au Royaume-Uni.

J. B. avec AFP