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Une ligne TGV pour relier la Tunisie, l'Algérie et le Maroc

Vue d'artiste de la future gare TGV de Kenitra, au Maroc

Vue d'artiste de la future gare TGV de Kenitra, au Maroc - ONCF

Le directeur général de la société algérienne nationale des transports ferroviaires a annoncé qu'un train à grande vitesse allait bien voir le jour entre les trois pays. Ce TGV circulerait à la vitesse de 220 Km/h.

Cette fois c'est officiel. La Société Nationale des Transports Ferroviaires, l'équivalent algérien de la SNCF, s'engage dans un projet majeur pour le Maghreb ; la construction d'une ligne de train à grande vitesse de plus de 1.200 km pour relier l'Algérie, la Tunisie et le Maroc. L'idée avait déjà été évoquée il y a près de 10 ans, mais le président algérien Abdelaziz Bouteflika l'avait alors enterrée.

L'an passé, le ministre algérien des transports, Amar Ghoul, l'avait exhumé, annonçant le lancement prochain d'appels d'offres. Et dimanche 26 avril, le directeur général de SNTF a confirmé la nouvelle, lors d'un entretien à la Chaîne 1 de la radio algérienne, dont le contenu a été en partie traduit par le Huffington Post Maghreb. "Un projet qui sera au service des citoyens des trois pays maghrébins", a notamment déclaré Yacine Ben Jaballah. 

Au Maroc, le premier TGV maghrébin devrait rouler en 2017

Les études techniques ont été entamées en 2014 côté algérien. Au Maroc, le projet est bien plus avancé, même s'il a pris près de deux années de retard. La première ligne de TGV du royaume reliant Kenitra à Casablanca doit entrer en service en 2017. Et, sur cette portion, les rames fournies par Alstom circuleront à 320 km/h.

Le chantier devrait donc ensuite être poursuivi jusqu'à la frontière algérienne afin de relier Casablanca à Rabat, Oujda, Alger et Tunis. Aucune indication n'a été fournie, ni sur le calendrier de réalisation, ni sur le tracé. Tout juste sait-on que cette ligne à grande vitesse devrait permettre d'atteindre, en Algérie, la vitesse de 220 km/h sur certains tronçons, alors qu'actuellement sur le réseau ferré algérien les trains ne circulent pas au-delà de 120km/h.

Un réseau ferroviaire triplé en Algérie

Ce projet de TGV s'inscrit dans le cadre du plan de modernisation et d'extension des équipements de la SNTF, qui bénéficie, pour le moment, d'une enveloppe de 127 milliards de dinars (soit environ 1,2 milliard d'euros). L'ambition de l'opérateur public est de porter le réseau ferroviaire algérien de 4.000 km à 12.500 kilomètres, d'ici à 2025.

Dans ce cadre, le directeur de la SNTF a également indiqué que 30 locomotives de transport de marchandises avaient été commandées auprès de sociétés américaines et 17 autres (sans plus de précisions) auprès d’entreprises françaises.

C.C.