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Un des états d'Australie va autoriser Uber et indemniser les taxis

Indemnisation, majoration des courses et exclusivité sur certaines destinations font partie des mesures.

Indemnisation, majoration des courses et exclusivité sur certaines destinations font partie des mesures. - Greg Wood - AFP

"Dès le 1er juillet, les taxis de l'état de Nouvelle-Galles du Sud en Australie recevront une indemnité de 30.000 dollars, auront l'exclusivité des courses aéroports et verront leurs tarifs augmenter. En échange, leur marché s'ouvrira à la concurrence des VTC."

Dans l'état australien de Nouvelle-Galles-du-Sud, le problème entre taxis et VTC vient d’être réglé d’une manière rapide et inattendue. Uber, qui était illégal, est maintenant en odeur de sainteté et pour cela, l'état en question a ouvert son portefeuille et n’a pas lésiné à donner quelques avantages précieux aux taxis.

Le gouvernement local a décidé d’ouvrir un budget de 34 millions de dollars australiens, soit près de 23 millions d’euros, pour donner une compensation de 30.000 dollars (20.000 euros) aux 1.137 taxis afin d’indemniser leur perte de revenu provoquée par l’ouverture du marché.

Mais en plus, l’état du sud accepte une augmentation des tarifs des courses ainsi qu’une majoration de 20% pour celles effectuées les vendredis et les samedis soirs. Une méthode employée par Uber les soirs d’affluence. Et ce n’est pas tout.

Un gel des licences pendant cinq ans

En plus de tout cela, les taxis auront l’exclusivité des courses dans les aéroports. En contrepartie, l’état australien a décidé de geler la mise en circulation de nouvelles licences pendant cinq ans. L'ensemble de ces mesures entrera en application dès le 1er juillet 2016.

En France le dossier Taxis/VTC est loin d’être réglé. Pour le moment, l’un des noeuds les plus serrés du conflit repose sur l’indemnisation des licences de taxis. Qui sera dédommagé, quelle somme sera versée, comment réunir les fonds nécessaires qui sont évalués à 5 milliards d’euros et qui les gérera? Les professionnels concernés doivent plancher sur tout cela et rendre leur copie à Alain Vidalies, secrétaire d’État aux transports, en juin.

Pascal Samama