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Uber "est prêt à mettre de l’argent sur la table pour aider les chauffeurs"

La plateforme de VTC Uber s'est engagé à rencontrer les représentants de chauffeurs le 22 février prochain. (image d'illustration)

La plateforme de VTC Uber s'est engagé à rencontrer les représentants de chauffeurs le 22 février prochain. (image d'illustration) - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

Invité ce mardi sur BFM Business, Grégoire Kopp, le porte-parole d'Uber France a indiqué que la plateforme de VTC allait rencontrer les chauffeurs le 22 février. Objectif: présenter la commission de soutien créée pour aider les conducteurs en difficulté à "sortir la tête de l'eau".

Uber s'engage à renouer le dialogue avec les chauffeurs de VTC. Moins d'un mois après les dernières manifestations, opposant les conducteurs à la plateforme américaine, et quelques jours après la remise du rapport de médiation sur le conflit taxis/VTC, Grégoire Kopp a indiqué sur BFM Business qu'Uber rencontrera les syndicats de chauffeurs le 22 février prochain. Un rendez-vous auquel seront également conviés les autres plateformes de VTC opérant en France (Chauffeurs privé, Le Cab, ...). 

À cette date, la filiale française de l'entreprise américaine donnera également le coup d'envoi de sa commission d'aide aux chauffeurs en difficulté. Une structure, dotée d'un fonds dont le montant n'a pas été communiqué, destinée à aider financièrement "les chauffeurs qui auraient des difficultés financières en raison de charges trop élevées" indique le porte-parole de l'entreprise. Grégoire Kopp précise que tous les chauffeurs de VTC pourront déposer leur dossier. Même s'ils travaillent en parallèle avec d'autres plateformes. 

Un salaire moyen à 1.700 euros nets par mois

"Pour s'en sortir dans ce métier il faut travailler, toutes applications comprises, une cinquantaine à une soixantaine d'heures par semaine" explique Grégoire Kopp. Dans son rapport, Jacques Rapoport "indique qu'un chauffeur de VTC travaille une soixantaine d'heures par semaine pour un salaire moyen de 1.700 euros nets par mois" précise-t-il. Cependant les revenus dégagés par les conducteurs "dépendent beaucoup de leurs charges" et du statut sous lequel ils travaillent. "87% des chauffeurs qui travaillent avec nous nous disent qu'ils sont contents d'être indépendants. Mais il y a un travail à mener pour qu'ils puissent avoir une meilleure protection sociale, de meilleurs droits au chômage ou à la retraite". 

Avec cette commission, "on va pouvoir étudier avec les chauffeurs eux-mêmes les situations de ceux qui sont en difficulté pour pouvoir les aider tout de suite" explique le porte-parole d'Uber France. "Cela sera une aide temporaire puisque le but c'est qu'à long terme ils retrouvent un business qui soit rentable" développe-t-il.

Interrogé sur l'intérêt d'une telle opération, Grégoire Kopp indique qu'Uber "n'a aucun intérêt à ce qu'un chauffeur ne s'en sorte pas". Le porte-parole explique que "si un chauffeur ne s'en sort pas et arrête le métier, Uber aura moins de clients puisque les chauffeurs sont les clients d'Uber".

Antonin Moriscot