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Toyota poursuit son internationalisation

Toyota cherche à réduire sa dépendance au yen fort.

Toyota cherche à réduire sa dépendance au yen fort. - -

Le constructeur japonais a décidé de renforcer sa présence au Brésil. Toyota va construire une quatrième usine dans le pays. Une initiative parmi d’autres pour réduire la dépendance du groupe au yen fort. 

Toyota continue de se délocaliser. Le constructeur a annoncé ce jeudi 9 août son intention d’investir 400 millions d’euros au Brésil pour y ouvrir un quatrième site de production. Il sera construit à Porto Feliz, à une centaine de kilomètres de Sao Paulo. Dans le même temps, Toyota multiplie les annonces laissant présager d’une réorganisation industrielle. Sa filiale Lexus envisage notamment d'augmenter ses capacités de production en zone dollars. Une autre manière pour Toyota de réduire sa dépendance au yen fort.

Il faut dire que la monnaie japonaise est tellement forte qu’il est devenu impossible pour le constructeur de conserver des marges confortables en produisant au Japon. Alors pour garder une rentabilité élevée, Toyota songe à revoir son modèle industriel. Au lieu d'exporter depuis le Japon, il faut produire localement.

Des implantations au Brésil, aux Etats-Unis et en Russie

Au Brésil, quatrième marché mondial pour l’automobile, les modèles produits dans la nouvelle structure devraient comporter 85% de composants brésiliens. Un ratio qui permettrait au groupe d’être dispensé de la taxe à 30% sur les exportations mise en place par Brasilia.

Toyota envisage également de délocaliser aux Etats-Unis une partie de la production de Lexus, sa marque haut de gamme. Un moyen pour le japonais de moins pâtir du dollar faible et de se renforcer sur l'un de ses principaux marchés. En outre, il disposerait ainsi d’un argument de vente qui ne devrait pas laisser insensible le consommateur local: celui du "made in America".

Enfin, d'autres marchés semblent intéresser Toyota. Le groupe fonde de grands espoirs sur la Russie, un marché en passe de devenir plus important en Europe.

Mathieu Sevin