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Secteur auto : les mesures d’urgence de l’Etat remises en question

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Depuis 2005, le site de PSA Aulnay menaçait de fermer. L'Etat a pourtant multiplié les aides depuis la crise afin d’éviter le pire. Pourquoi les mesures d'urgence n'ont-elles pas fonctionné?

Près d’un Français sur dix travaille dans l’industrie automobile, un secteur crucial pour l’économie du pays. Il y a quatre ans, lorsque la filière est menacée par la crise, l’Etat emploie les grands moyens. En 2009, celui-ci offre à PSA un prêt de trois milliards d’euros. Il faut seulement deux ans au groupe pour rembourser l’intégralité de l’enveloppe. Mais pour les analystes cette aide financière a empêché PSA de se remettre en question.

L'industrie automobile, un secteur crucial pour l’économie du pays

L’autre aide apportée par le gouvernement Fillon a été la prime à la casse. Pendant deux ans, de décembre 2008 à décembre 2010, ce dispositif a permis de booster les ventes de voitures neuves. Mais la facture revient à un milliard d'euros pour l’Etat. A nouveau les experts ne sont pas convaincus des bienfaits de cette prime sur le long terme. En effet, les Français ont préféré privilégier les petites voitures, des véhicules le plus souvent produits à l’étranger. Les mesures d’urgences proposées par l’Etat n’auront donc pas porté leurs fruits, elles auront seulement retardé la fermeture du site d’Aulnay, sous perfusion depuis la crise.