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Réunion Uber/VTC: les négociations au point mort

Les chauffeurs VTC se sont vus refuser toutes leurs revendications.

Les chauffeurs VTC se sont vus refuser toutes leurs revendications. - Lionel BONAVENTURE / AFP

Selon les syndicats, Uber aurait refusé toutes les revendications des chauffeurs VTC, notamment concernant les tarifs. Ils demandent désormais à l'État de prendre la main.

La plateforme de réservation de voitures Uber a opposé mercredi soir un "refus en bloc" aux revendications tarifaires des chauffeurs de VTC, ont indiqué deux représentants des chauffeurs à l'AFP à l'issue d'une première réunion sur le sujet. Le géant du secteur avait accepté le 20 février le principe d'une discussion sur les tarifs, préoccupation principale des VTC mobilisés depuis plusieurs mois pour dénoncer leurs conditions de travail et la "paupérisation" de la profession. 

Les discussions, démarrées en début d'après-midi dans un hôtel du 19e arrondissement, ont duré plus de 5H30. "Malheureusement Uber est venu les bagages vides, sans contre proposition" et "n'a pas voulu prendre la main tendue des syndicats", a déclaré à l'AFP Hassan Benbarak (Capa-VTC). Selon Sayah Baaroun (SCP-VTC/Unsa), "ça s'est très mal fini. Uber a refusé tout en bloc". Capa-VTC a appelé l'État à maintenant "prendre la main" pour "imposer une règlementation tarifaire minimum, comme pour les taxis". "La suite logique" également pour le SCP-VTC/Unsa.

"Pas de deuxième réunion"

"Uber nous a expliqué qu'il ne pouvait pas monter ses prix par peur de perdre des clients, alors on leur a proposé de ne pas le faire tout de suite mais d'accepter le principe d'un tarif minimum validé par l'Etat et applicable à toutes les plateformes de VTC, mais ça a été refusé aussi", a précisé Hassan Benbarak.

Pour les deux représentants, "il n'y aura pas de deuxième réunion" car "on est fatigués, on est des chauffeurs, pas payés (pour le temps passé à discuter), on défend la profession gratuitement", a ajouté Hassan Benbarak. Contacté, le médiateur présent à cette réunion n'a pas souhaité s'exprimer. Le ministère des Transports, qui avait envoyé un représentant, n'a pas répondu à l'AFP. 

P.L avec AFP