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Renault relocaliserait en France la production de son Trafic

Alors que le PDG de Renault, Carlos Ghosn, s'était engagé fin 2008 à ne pas fermer le site de Sandouville promettant d'y produire un véhicule utilitaire à partir de 2012, selon Le Figaro, le groupe au losange a décidé de rapatrier dans son usine normande

Alors que le PDG de Renault, Carlos Ghosn, s'était engagé fin 2008 à ne pas fermer le site de Sandouville promettant d'y produire un véhicule utilitaire à partir de 2012, selon Le Figaro, le groupe au losange a décidé de rapatrier dans son usine normande - -

PARIS - Renault a décidé de rapatrier dans son usine normande de Sandouville la production de son fourgon Trafic, aujourd'hui réalisée en Espagne et...

PARIS (Reuters) - Renault a décidé de rapatrier dans son usine normande de Sandouville la production de son fourgon Trafic, aujourd'hui réalisée en Espagne et en Grande-Bretagne, rapporte samedi Le Figaro.

Un porte-parole du constructeur automobile s'est refusé à tout commentaire.

"Accusé d'avoir beaucoup délocalisé et de laisser décroître l'activité de ses usines françaises, Renault, détenu à 15% par l'Etat, fait un geste", écrit Le Figaro.

Reçu fin 2008 à l'Elysée, le PDG de Renault Carlos Ghosn s'était engagé à ne pas fermer le site de Sandouville et avait promis d'y produire un véhicule utilitaire à partir de 2012.

"Il s'agira de la prochaine version du Trafic", précise Le Figaro, qui cite l'entourage du ministre de l'Industrie Christian Estrosi et un responsable de la CGT à Sandouville.

Le Trafic est aujourd'hui fabriqué dans l'usine espagnole de Nissan à Barcelone et dans celle d'Opel (groupe General Motors ) à Luton, au Royaume-Uni.

Selon Le Figaro, Renault tente de convaincre Opel et Nissan - dont il détient 44% - de transférer eux aussi à Sandouville l'assemblage de leurs utilitaires Vivaro et Primastar, actuellement localisé dans les mêmes sites de Barcelone et Luton.

"Avec Opel et Nissan, la production de véhicules utilitaires pourrait atteindre au total entre 80.000 et 160.000 exemplaires par an (...). De tels volumes apporteraient une bouffée d'oxygène au site de Sandouville", souligne le journal.

L'usine, qui emploie 2.500 personnes - contre plus de 12.000 dans les années 1960 - n'a assemblé que 63.300 véhicules l'an dernier et 1.300 emplois ont été supprimés dans le cadre d'un plan de départs volontaires.

Véronique Tison, avec Helen Massy-Beresford, édité par Jean-Stéphane Brosse