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Renault présente ses objectifs pour l'Amérique du Sud

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En lançant son pick-up Alaskan, Renault a fait un point sur le marché sud-américain. Cette année, le constructeur compte y réaliser 350.000 ventes.

Renault a présenté l’Alaskan, son dernier pick-up à Medellín, en Colombie, un véhicule qui doit lui permettre de faire grimper ses ventes en Amérique du Sud. Sur ce continent, il y a 25 voitures pour 100 habitants, soit moitié moins qu’en Europe. Le potentiel de croissance y est donc considérable, même si Olivier Murguet, directeur de Renault pour la région le reconnaît, le premier semestre n’a pas été bon.

"On devrait atteindre un point bas en Amérique latine autour de 5,2/5,3 millions de véhicules. C’est plus bas que les années précédentes de l’ordre de 8 à 9% de baisse par rapport à l’an dernier, mais ça reste un marché de plus de 5 millions de voitures. Cette année, nous allons réaliser autour de 350.000 ventes sur ce continent".

Un important relais de croissance

Côté attentes, tous les pays ont les mêmes goûts, du coup comme en Colombie, il y a ce qu’on appelle les "populars", ces petites voitures au petit moteur qui bénéficient de nombreux avantages fiscaux. Il y a également les pick-up utilisés aussi bien comme véhicules utilitaires que personnels. Enfin, la région n’échappe pas à la déferlante des cross-overs.

À l’image de la Chine ou encore de l’Inde, l’Amérique du Sud est un important relais de croissance pour les constructeurs automobiles. Du coup, tous fabriquent localement, que ce soit Fiat, Volkswagen, Ford, PSA ou encore Renault. Cela leur permet de ne pas être soumis aux importants frais de douanes sur les véhicules importés, mais aussi d’être relativement épargnés par la forte dévaluation des monnaies locales vis-à-vis de l’euro.