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Renault: FO et la CFE-CGC valident l'accord de compétitivité

Après la CFE-CGC, FO a accepté à son tour l'accord de compétitivité.

Après la CFE-CGC, FO a accepté à son tour l'accord de compétitivité. - -

Après la CFE-CGC, FO accepte à son tour l’accord de compétitivité proposé par Renault. En échange d’efforts, notamment sur les salaires, demandés aux salariés, l’entreprise s’engage à ne pas fermer ses usines et conserver des emplois.

Des sacrifices contre la promesse de garder les emplois : FO Renault a annoncé mercredi qu'il donnait son aval au projet d'accord visant plus de compétitivité, emboîtant le pas à la CFE-CGC et validant de fait le projet qui prévoit le maintien des usines en France en échange d'efforts durables demandés aux salariés.
« FO signera », a ainsi indiqué Laurent Smolnik, délégué central Force ouvrière. Le feu vert de ces deux syndicats, qui représentent respectivement 15,6% et 29,7% des voix aux élections professionnelles (soit plus que les 30% de voix requis), permet de valider le projet d'accord.

« Le risque d'un avenir plutôt que pas d'avenir du tout »

« Une large majorité s'est dégagée et la décision a été prise aujourd'hui: nous allons signer l'accord considérant qu'il vaut mieux qu'une régression programmée. Il vaut mieux prendre le risque d'un avenir que de ne pas avoir d'avenir du tout », a expliqué Laurent Smolnik. « Il fallait arrêter l'hémorragie et sortir de la spirale infernale dans laquelle étaient des sites comme Douai, Sandouville, et Flins », trois sites de production en sous-charge et à l'avenir incertain, dit encore le délégué FO.
FO avait « deux exigences : faire sauter le caractère obligatoire des mobilités, et se déconnecter ainsi de l'accord national interprofessionnel conclu en janvier et dont FO n'est pas signataire. Le deuxième point était l'obtention d'engagements fermes de Renault sur les volumes », a résumé le leader syndical.

Salaires gelés en 2013

Renault avait lancé à l'automne des négociations avec les quatre syndicats représentatifs (CFE-CGC, CGT, CFDT et FO) pour rendre ses usines françaises plus rentables. La direction a régulièrement répété qu'en cas d'accord, elle s'engageait à ne pas fermer de sites en France et à ne pas recourir à un plan social malgré les 8 260 suppressions de postes prévus d'ici fin 2016. En contrepartie, les quelques 44 600 salariés devaient notamment accepter de travailler plus longtemps et de voir leurs salaires gelés en 2013.
Les syndicats pourront signer après la présentation du projet d'accord en comité central d'entreprise le 12 mars.

Mathias Chaillot avec agences