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PSA redressé, Tavares va devoir s'attaquer au délicat chantier Opel

Alors que le rachat d'Opel se profile, le patron du groupe français va devoir s'attaquer au redressement de la marque allemande, en grandes difficultés.

Le constructeur automobile français Groupe PSA a annoncé ce jeudi une légère hausse (+2,3%) de ses ventes mondiales au premier semestre, notamment grâce au redémarrage de sa production sous licence en Iran. Mais après avoir remis sur les rails les marques Peugeot, Citroën et DS, Carlos Tavares va devoir s'attaquer à un autre chantier d'envergure.

Car dans quelques jours, le rachat d'Opel sera finalisé, et les performances de la marque allemande ont de quoi inquiéter son nouveau propriétaire. Depuis dix ans, ses ventes dévissent. Et la tendance n'a toujours pas été inversée cette année. Opel est même la seule marque à ne pas profiter du rebond du marché européen.

Une image dégradée

Résultat: même des marques premium, comme BMW et Mercedes, dont devant leur concurrent allemand, alors qu’elles vendent traditionnellement moins de véhicules qu'un généraliste.

Encore plus inquiétant: la moitié des ventes d'Opel sont réalisées auprès des loueurs, avec des marges très réduites. Enfin, l'image d'Opel est dégradée: la marque a massivement réduit ses investissements et la qualité des finitions s’en ressent.

Pour inverser la tendance, Carlos Tavares compte utiliser les mêmes méthodes que celles employées chez Peugeot et Citroën, c'est-à-dire réduire le volume des ventes réalisées auprès des loueurs. Mais aussi renouveler la gamme et monter en qualité. Le premier modèle à en bénéficier sera la nouvelle Corsa, dont le lancement a, du coup, été reporté de deux ans.

Mathieu Sevin