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Pourquoi le groupe Volkswagen rappelle 410.000 véhicules

Dernier-né dans la gamme Seat, le SUV citadin Arona est concerné par ce rappel. (image d'illustration)

Dernier-né dans la gamme Seat, le SUV citadin Arona est concerné par ce rappel. (image d'illustration) - Lluis Gene - AFP

Le groupe allemand Volkswagen a annoncé vendredi le rappel de 410.000 voitures en raison d'un problème avec les ceintures de sécurité de la banquette arrière.

Le groupe Volkswagen procède au rappel de sa citadine Polo et de ses dérivés Ibiza et Arona, commercialisés sous la marque Seat.

Dans certains cas, comme le "changement brusque de voies avec cinq personnes à bord", les boucles de ceinture "peuvent se chevaucher" et la ceinture du siège de gauche "peut s'ouvrir involontairement", explique le groupe dans un communiqué.

219.000 Volkswagen et 191.000 Seat concernées 

Une solution nécessitant l'intervention d'un technicien "a été conçue", affirme le groupe, qui "conseille a ses clients de ne pas utiliser le siège du milieu à l'arrière" tant que la réparation n'aura pas été effectuée.

Selon l'agence allemande DPA, le problème concerne 219.000 Volkswagen Polo de dernière génération, ainsi que 191.000 voitures de la marque espagnole Seat, pour les séries Ibiza et Arona.

L'entreprise aux douze marques, plus grand constructeur automobile du monde, contactera les clients concernés "d'ici peu", précisant que, hormis cette faille, "les voitures concernées peuvent circuler en toute sécurité".

Une semaine de mauvaises nouvelles pour VW 

Ce rappel intervient au terme d'une semaine de mauvaises nouvelles pour Volkswagen: Audi, marque du groupe, a annoncé mardi avoir interrompu la livraison aux clients de certains véhicules de modèles A6/A7 après avoir découvert de nouvelles "irrégularités" sur ses moteurs diesel.

Mardi aussi, les médias allemands ont rapporté que le nouveau patron de Volkswagen, Herbert Diess, a coopéré avec la justice américaine dans l'enquête sur le scandale des moteurs diesel truqués, obtenant des garanties personnelles.

Le gouvernement allemand a aussi approuvé mercredi une loi permettant des procédures collectives de consommateurs visant des entreprises, juste à temps pour permettre des recours contre Volkswagen dans le cadre du "Dieselgate".

Le groupe automobile allemand avait reconnu à l'automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

Antonin Moriscot avec AFP