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Pour éviter les malentendus aux États-Unis, le chinois "Trumpchi" va rebaptiser ses voitures

GAC a dévoilé le SUV Trumpchi GS4, un modèle destiné aux familles américaines. Le groupe a décidé de trouver un nouveau nom pour les séduire.

GAC a dévoilé le SUV Trumpchi GS4, un modèle destiné aux familles américaines. Le groupe a décidé de trouver un nouveau nom pour les séduire. - Geoff Robins - AFP

La marque chinoise Trumpchi qui expose ses modèles au salon automobile de Detroit pour se lancer aux États-Unis, redoute que son nom prête à confusion. Pour séduire les clients américains et européens, GAC, sa maison-mère, a annoncé vouloir renommer sa marque.

En chinois, Trumpchi signifie "bonne fortune" ou "légende". Un bien joli nom, mais qui risque d'être mal interprété aux États-Unis. Sur le salon automobile de Detroit, GAC, la maison-mère de la marque a donc annoncé son intention de changer de nom avant que le président américain ne réplique par un tweet ravageur.

Le groupe, qui a vendu l'an dernier 500.000 voitures en Chine et dans treize autres pays d'Asie et du Moyen-Orient, annonce depuis longtemps qu'il veut devenir le premier constructeur chinois à entrer sur le marché américain fin 2019. Mais avec un nom comme Trumpchi, les choses risquaient d'être compliquées. L’an dernier, GAC avait déjà subi les moqueries de ses concurrents lorsqu’elle avait dévoilé ce nom. Le groupe avait dû alors faire un communiqué pour expliquer que toute ressemblance avec le nom d'un président américain était purement fortuite.

Exit Trumpchi

Le groupe chinois n'a pas précisé si le changement allait uniquement concerner les États-Unis, car la marque compte aussi se lancer en Europe. GAC n’a pas non plus révélé le nouveau nom de sa marque aux États-Unis.

Mais au-delà des plaisanteries qui s'échangent dans les allées du salon de Detroit, les ambitions commerciales du groupe sont très sérieuses. Créé en 2011, GAC Motor veut vendre 700.000 voitures dans le monde en 2018. Son premier modèle commercialisé aux États-Unis sera le GS4, un SUV familial de sept places.

Ce n'est pas la première fois qu'une marque automobile fait parler d'elle en raison de son nom. En 2016, l’indien Tata Motors avait abandonné le nom Zica, pour un modèle prévu de longue date. Ce nom rappelait trop celui du virus Zika qui s’était propagé la même année en Amérique du Sud. La berline a été rebaptisée Tiago.

Bien avant, dans les années 60, GM a essuyé un échec sur les marchés hispaniques avec sa Chevrolet Nova. Pour les Américains, ce nom exprimait la nouveauté, mais en espagnol, il signifie "ne fonctionne pas".

Pascal Samama avec AFP