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Opel met en place le chômage partiel à son siège social

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- - Fabrice COFFRINI / AFP

Dans un contexte compliqué pour l'automobile, la filiale de PSA va réduire le temps de travail de près de 2.600 employés, pendant 6 mois.

Le constructeur automobile allemand Opel, filiale du français PSA, va mettre en place six mois de chômage partiel à son siège à Rüsselsheim, dans un contexte économique incertain pour l'industrie automobile.

"Nous avons demandé (à l'agence pour l'emploi) la mise en place du chômage partiel pour six mois à partir d'octobre" a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'entreprise, confirmant des informations de la presse allemande.

Cette réduction temporaire du temps de travail concerne près de 2.600 employés, selon le quotidien Handelsblatt.

Dans le cadre du chômage partiel allemand ("Kurzarbeit"), le gouvernement prend en charge une partie ou l'intégralité du manque à gagner des employés pour une certaine période, visant à éviter des licenciements.

Vaste restructuration

Selon Opel, il s'agit d'une "solution de transition" alors que l'usine affiche des surcapacités: la production d'un des deux modèles (Zafira) localisés sur le site a été arrêtée et le deuxième (Insignia) se vend mal.

"L'avenir à long terme de l'usine" est toutefois "assuré par des investissements" pour y produire une nouvelle voiture, l'Astra, dès 2021, explique le porte-parole.

Opel traverse depuis plusieurs mois une vaste restructuration avec notamment l'externalisation de quelque 700 ingénieurs de son centre de développement vers le groupe Segula en août, et la suppression de près de 600 emplois dans les prochaines années.

Contexte difficile pour le secteur

Le constructeur, racheté par PSA en 2017, voit sa part du marché européen reculer depuis plusieurs années et veut baisser ses coûts de production.

Les difficultés d'Opel s'inscrivent dans un contexte difficile pour le secteur automobile, qui traverse une transformation coûteuse vers l'électrique au moment où la baisse des ventes et l'incertitude commerciale affectent la rentabilité.

Opel, à travers sa marque britannique Vauxhall, est aussi particulièrement exposé à un potentiel Brexit sans accord.

Sur les huit premiers mois de l'année, la production automobile en Allemagne a reculé de 11% sur un an, selon les chiffres de la fédération des constructeurs allemands, VDA.

TL, avec l'AFP