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Nouvelle campagne de rappel pour les constructeurs automobile japonais

En 2012, Toyota a rappelé près de 7,5 milllions de véhicules dans le monde, dont des Yaris.

En 2012, Toyota a rappelé près de 7,5 milllions de véhicules dans le monde, dont des Yaris. - -

Toyota, Nissan Honda et Mazda ont lancé, ce 11 avril, une opération de rappel sur plus de 3 millions de voitures. Les constructeurs japonais sont régulièrement obligés de lancer de telles procédures, conséquences d'une chasse aux coûts perpétuelle.

En raison d'un risque de dysfonctionnement de l'airbag passager, Toyota, Nissan, Honda et Mazda ont lancé une campagne de rappel qui concerne 3 millions de véhicules dans le monde, ce 11 avril. C'est une pièce fabriquée par l'entreprise tokyoïte Takata, entre 2000 et 2004, qui est en cause.

Cette procédure de rappel, dont les constructeurs japonais sont coutumiers, est la conséquence de leur quête perpétuelle vers une meilleure rentabilité.

Pour réduire au maximum leurs coûts, les Japonais sont les spécialistes du "carry over". En clair, utiliser la même pièce sur un maximum de modèles. Et en se fournissant au même endroit. Toyota, Nissan, Honda et Mazda obtiennent ainsi de meilleurs tarifs. Mais cette organisation a un inconvénient : au moindre défaut, le problème prend une ampleur considérable.

Des rappels plus discrets en Europe

Mais ces procédures montrent aussi que les constructeurs japonais veulent jouer la transparence. Les déboires de Toyota en 2009, confronté à un rappel massif de 9 millions de véhicules à travers le monde, leur a servi de leçon. En effet, le constructeur avait alors eu le tort de chercher à en minimiser les conséquences.

Pour autant, il ne faut pas croire que les rappels ne concernent que les Japonais. En Europe, même les constructeurs qui utilisent moins cette technique du "carry over" sont aussi confrontés aux rappels. Le plus souvent ils préfèrent opérer en toute discrétion. En proposant un rendez-vous à leur client pour un réglage technique, par exemple. Une campagne de rappels massifs et publics n'est lancée qu'en dernier recours.

Mathieu Sevin