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Nouvelle affaire: Uber soupçonné de corruption à l'étranger

Uber est soupçonné de corruption de dirigeants étrangers. Et bien d'autres choses.

Uber est soupçonné de corruption de dirigeants étrangers. Et bien d'autres choses. - Britta Pederson -AFP

Le groupe qui vient d'officialiser la nomination de son nouveau patron, Dara Khosrowshahi, est soupçonné par les autorités américaines d'avoir corrompu des dirigeants étrangers. Une enquête a été ouverte.

Un autre dossier qui s'ajoute à ceux qu'aura à gérer le nouveau patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, actuellement dirigeant d'Expedia, et dont le vétéciste vient d'officialiser la nomination. Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête pour déterminer si Uber a cherché à corrompre des responsables étrangers pour promouvoir ses intérêts, a indiqué l'entreprise mardi.

Le leader mondial de la réservation de voitures avec chauffeur a confirmé qu'il coopérait à une enquête sur de possibles violations du "Foreign Corrupt Practices Act" mais n'a pas souhaité fournir de détails.

Le nouveau PDG aura fort à faire

Cette loi interdit "à certaines catégories de personnes et entités de payer des responsables officiels étrangers dans le but de faciliter l'obtention ou le maintien d'intérêts commerciaux", selon le site internet du ministère de la Justice.

La révélation de cette enquête intervient alors qu'Uber fait face à une cascade de polémiques et d'enquêtes ces derniers mois.

L'entreprise de San Francisco a enfin trouvé un nouveau PDG pour remplacer le controversé Travis Kalanick poussé à la démission fin juin. Mais il aura en tout état de cause fort à faire pour relancer l'entreprise, qui a encore perdu environ 600 millions de dollars au second trimestre et dont le conseil d'administration s'est publiquement déchiré tout l'été sur le choix d'un nouveau PDG.

Des accusations sur tous les fronts

Outre les accusations de sexisme et de harcèlement qui entourent le groupe, Uber s'est aussi mis à dos les taxis qui voient en lui leur mort programmée, les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage et même ses propres chauffeurs, qui réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur.

Le gouvernement américain a également ouvert cette année une enquête pénale contre Uber, soupçonné d'avoir utilisé un logiciel pour permettre à ses chauffeurs d'éviter de se faire repérer par les autorités dans les zones dont il est exclu.

Uber est aussi poursuivi par une filiale de Google, Waymo, spécialisée dans les voitures autonomes, qui l'accuse de vol de technologies.Toujours sur le front judiciaire, le groupe est également poursuivi par une passagère violée par un chauffeur de Uber en 2014 en Inde, qui accuse ses dirigeants d'avoir obtenu son dossier médical pour la discréditer.

N.G. avec AFP